Célib' et son sex friend, en quelque sorte
Cher Journal, (ben oui, pourquoi ce lieu ne serait pas un journal non intime de temps en temps ? c’est même en grande partie ce qu’il est… ou alors je pourrais dire « cher four », mais c’est assez inhabituel… pour ceux qui ne comprennent pas la référence, c’est ICI
Par ton intermédiaire j’aimerais m’imaginer dire ces mots à une personne, mon sexefriend, en quelque sorte...
Hier, j’ai fait l’amour avec toi. Oui, on pourrait dire « coucher ». Mais non. Je peux coucher avec quelqu’un que je ne connais pas. Mais qui me plaît (ben c’est quand même un minimum !). Je peux même ce faisant donner du plaisir, et en avoir. Faire l’amour, c’est plus profond (si je puis me permette sans qu’on ne m’accuse d’avoir un humour graveleux_ House est encore passé par là…
). Je vois venir d’ici le sentimentalisme à deux balles qui m’a si souvent caractérisé avant que mes erreurs répétitives n’aient achevé de me blaser… Mais non, pas nécessairement, bien que ce soit une éventualité possible. Simplement, faire l’amour, c’est coucher avec quelqu’un avec qui on a un lien fort. Peu importe quel lien.
Donc hier, j’ai fait l’amour avec toi. C’était basique, tellement prévisible qu’on devrait se donner un rdv dans un an pour qu’on remette ça une troisième fois. Sexefriend ? Je n’y crois pas une seconde. Amants ? Pas le moins du monde. Couple ? Encore moins. On est plus que de simples copains, on n’est pas vraiment des amis. On a sans doute dû se croire ennemis parfois, mais ce n’est pas ça non plus. Alors je ne sais pas, j’ai cessé de vouloir comprendre. J’ai cessé d’attendre quoi que ce soit de toi qui n’a rien à m’offrir. Alors pourquoi ça s’est passé ? Et pourquoi j’en ai encore envie ?
Tu as une copine, une de plus au tableau de chasse. C’est récent. Et de toute façon tu n’y tiens pas plus que ça. Et pourtant tu culpabilises, ça travaille ta conscience. Ca t’ennuie de mentir ? Mais tout le monde ment (encore un House passé par là pour murmurer à mon oreille…). Tu m’as souvent menti, et je t’ai menti aussi. Même si de mon côté je me suis davantage menti à moi-même. Et tu me ment sans doute encore parfois, et je me mens sans doute encore parfois. Et même si ça n’est pas le cas, ça se reproduira, inévitablement, puisque « tout le monde ment ». Mais dans ton lit, quand plus personne ne nous voit, quand il n’y a plus que nos deux corps nus, la supercherie disparaît.
Les hommes peuvent prendre du viagra pour mentir sur leurs performances, les femmes simuler pour faire plaisir à l’égo de l’autre… Peu importe, l’essentiel n’est pas là. Lorsque ton corps rencontre le mien, l’attraction dépasse toute logique humaine et sociale, tout raisonnement basé sur ce qui semble évident. Le désir qui nous possède alors est supérieur à tout le reste.
Lorsque nos corps se rencontrent et font l’amour, il n’y a plus de mensonge. La vérité dans son plus simple appareil. On aime tous les deux ce que je te fais, et ce que je te laisse me faire. Le plaisir à l’état brut, animal, instinctif. Sans justification. On le fait parce qu’on en a envie, et c’est tout. Je ne souhaite pas d’autre relation. Je suis bien dans cet instant avec toi. Je sais que tu vis au front, et que dans ton combat tu ne peux qu’être seul. On est tous et toujours seul au fond. Je suis tour à tour l’amie en période de guerre, l’amante quand tu es en perm. Celle qui aura finit par t’accorder sa confiance.
Donc hier, j’ai fait l’amour avec toi. J’aimerais t’en apprendre long sur la façon de faire monter et durer le désir, laisser glisser tes doigts, une caresse dans un effleurement, une invitation au frisson. Dans ces instants interdits, je savoure chaque parcelle de ta peau, pendant des heures entières je pourrais la toucher, dans un massage appuyé, puis dans une caresse de douceur, et pour finir dans l’étreinte de deux corps. Le mien dans ces moments est entièrement abandonné à toi, sans pudeur, sans honte, sans artifice. En t’offrant ce plaisir, je le vole pour moi…
Pour résumer… c’était super !