Les hommes qui préfèrent les poissons rouges
J'avais lu un article très intéressant sur les hommes et la démonstrativité dans le blog de Céline.
Récemment dans mon article sur les blessures narcissiques, Lucy (allez vite voir son blog ce qu'elle fait est formidable) m'a laissé un commentaire pour poursuivre la longue liste des phrases qui cassent tout.
"Tu demandes trop d'amour"
"oui, comme un chien, c'est mignon "
"je préfère encore avoir un poisson rouge, c'est moins d'entretien"![]()
Choquées les filles? Ben il y a de quoi!
Les femmes sont, bien souvent, dans un besoin boulimique d'affection et de tendresse de la part de l'élu de leur coeur. C'est que pour elles, se sont des preuves d'attachement, et un sentiment de sécurité venant contre-carrer l'angoisse d'être plaquées, larguées comme une vieille chaussette, jetées comme un kleenex pour une minette plus jeune (quand elles ont plus de 30 ans) ou plus mûres (quand elles ont moins de 30 ans) et plus jolie. Et pour cause, c'est que bien souvent elles se sont faites avoir comme des bleues au moins une fois!
Certes comme le disait Céline, nous sommes bercées aux contes de fées qui ont contribué à nous faire croire que l'amour devait se chanter du soir au matin et du matin au soir (avec des petits oiseaux bleus et de mignons petits lapins qui viennent nous écouter).![]()
Certes encore, les hommes sont souvent élevés avec cette pression de la "supériorité masculine", étant intimmement convaincus que dire ce qu'ils ressentent, dévoiler leurs sentiments, laisser sortir leurs émotions, ou pis encore pleurer devant une fille, franchement, c'est la honte! Et puis en plus, les hommes chassent (celui dont parle Lucy préfère la pêche, apparemment
). Se montrer tendre et câline ne les rassure pas vraiment, eux, ils ont besoin de challenge! C'est trop facile sinon! C'est ennuyeux!![]()
Alors voilà que tout cela ne nous aide pas beaucoup pour parvenir à nous entendre, à nous comprendre.
Mais quand même, quelque chose m'intrigue. Je m'aperçois que ce type de phrase est assez courante...
"tu en demandes trop, trop d'affection, trop d'amour..." Mais de quoi les hommes ont-ils peur?
Je vous le demande Messieurs, de quoi avez-vous peur?
Et c'est là que je sens que je vais me vautrer lamentablement, me faire rincer la tête par les seuls qui oseront répondre de leur grosse voix intrépide. Ben oui, ils vont se vexer ces messieurs, parce que lorsqu'on suppose qu'ils ont peur, ils ont généralement la facheuse tendance à s'enerver.
Zen messieurs! Nous sommes bercées aux histoires de princesses, Cendrillon, La belle au bois dormant, la belle de la belle et la bête... Trouvez-vous pour autant que nous ayions à chaque instant la grâce d'une princesse? (Suffit de voir Bridget Jones pour se convaincre du contraire
)
Alors bon sang, lâcher votre pagne de tarzan de temps en temps! Même Superman c'est un peu has been vous savez! (La preuve, elles sont toutes folles du docteur House)
Les femmes ont besoin d'un homme avec des épaules solides, mais qui soit aussi capable de laisser sa fierté mal placée au placard de temps en temps, de montrer sa sensibilité.
Alors j'en arrive parfois à me demander, lorsqu'ils recherchent en les qualités d'une femme celles de leur mère, les hommes, paradoxalement, ne craindraient-ils pas d'y retrouver la toute puissance de cette dernière, étouffante, surprotectrice ou castratrice??? Mais je vous l'affirme messieurs, que ce soit pour jouer à bobonne ou pour vous donner tout notre amour, on a rien à voir avec vos mères!![]()
=========================================================================
Mais je n'ai jamais dis que la demande d'attention d'une femme à un homme n'était pas une peur, c'est une peur, et même une angoisse. Nous ne nions pas nos peurs Peu importe, nous essayons de les assumer. Mais c'est un peu facile de devoir faire un effort quand l'autre en face n'en fait aucun et au lieu de nous rassurer fait tout pour nous destabiliser davantage. Si les hommes pensent que c'est une façon de nous faire réagir, et bien ils se trompent, c'est juste une façon de nous décevoir.
Aussi, en ce qui concerne la confiance en soi, je parle des femmes en général, pas de moi en particulier (vous savez ce qu'il en est de ma confiance en moi_ un état encore un peu bancal et un processus en devenir), c'est souvent dans d'anciennes histoires qu'elle s'est ébranlée. C'est sans doute le cas de beaucoup d'hommes aussi, sauf que les femmes ont bien plus de mal à le cacher. Alors vaut-il mieux un "vice" avoué qu'un "vice" caché qui tot ou tard pointera le bout de son nez? La confiance en soi se construit toute notre vie dans l'image que les autres nous renvoient de nous-même, alors en quoi est-ce un problème d'en demander un minimum à l'autre supposé tenir à nous? Des femmes qui manquent un peu de confiance en elle, il y en a plein, cela veut-il forcément dire qu'elles n'aiment l'autre que pour s'aimer elles-mêmes? ce serait très présomptueux de la part d'un homme de penser cela.
Il y a quand même un minimum, qu'on soit homme ou femme quand on tient à quelqu'un, il faut quand même le lui faire savoir, et si on ne le fait pas, si on renvoit à l'autre le sentiment de ne pas compter pour nous, alors on finit par le/la perdre, et là, c'est trop tard.
Enfin après Lucy et le poisson rouge, Peu importe m'inspire un nouveau sujet... la confiance en soi... je m'y attèle dès maintenant ^^
looooooool débat sans fin. Si l'humain était un, unique sur cette Terre, sans aucun autre pour communiquer avec lui, il ne se poserait aucune question, il n'aurait pas "d'avis" sur ce qu'il est, autant physiquement que psychologiquement ou spirituellement, et encore moins socialement. Il ne chercherait pas le bonheur, l'amour, la reconnaissance, ni à savoir qui il est. Il serait voilà tout, dans l'ultime but de survivre. L'autre, c'est le plus bel enrichissement du monde...Je vais tenter de te donner un exemple chez l'enfant. Prenons l'exemple d'un enfant qui a du mal à l'école. Si ces parents l'accompagnent dans ses points faibles pour l'aider avec une force tranquille (appellée amour) à les dépasser, et qu'en même temps ils le valorisent sur ses points forts, l'enfant qui grandit aura davantage de chances d'avoir confiance en lui. Prenons un autre enfant qui excelle dans toutes les matières, parce qu'il a tout simplement de la facilité à apprendre (on est pas tous égaux). Imaginons que ses parents ne le valorisent pas, pour X raisons, par exemple parce qu'ils trouvent juste cela normal de bien travailler à l'école, et qu'il n'y a donc aucune raison de valoriser un fait qui selon eux doit aller de soi. Cet enfant aura plus de risques de grandir en se disant que rien de ce qu'il fait aux yeux des gens qui l'aiment n'était suffisant. De ces deux enfants, celui qui a le plus de chances de réussir n'est pas forcément celui qui est le plus doué pour les études, mais plutôt celui qui s'est senti assez aimé pour se dépasser et s'épanouir.
Tu vas peut-être me dire maintenant que nous ne sommes plus des enfants... certes. Mais malgré cela certaines personnes (pas toutes heureusement) peuvent continuer à avoir ce type d'influence sur la façon dont nous nous percevons. C'est le principe des identifications secondaires, la construction de l'identité se référant forcément aux différentes personnes qui nous marquent tout au long de notre vie, et qui ont sur nous des effets bénéfiques.
Un jour, dans une université, des "collègues" de promotion se sont aperçus qu'il y avait, un peu à l'écart, une étudiante timide, renfermée, ne se liant pas aux autres. Elle se cachait sous de larges habits, derrière de grosses lunettes et des cheveux brouillons qui laissaient à peine entrevoir son visage. Se disant que ça ne devait pas être gai d'être visiblement aussi mal dans sa peau, les étudiants décidèrent entre eux de l'aider. Petit à petit, l'air de rien, les étudiants se mirent à lui faire des compliments, sur ses résultats d'abord, puis sur son physique "tiens t'as changé un truc à tes cheveux on dirait ça te va bien" (alors que rien n'avait changé). Rien d'excessif, juste des petites phrases par ci par là, des compliments pour lui faire plaisir. Très vite, la jeune étudiante commenca à changer, dans sa façon de s'habiller, de se coiffer, et même de se maquiller, puis dans sa façon de se comporter, plus souriante, allant plus facilement vers les autres. Si bien qu'au final, en un mois, la métamorphose était stupéfiante aux yeux des étudiants et des enseignants. Un peu plus tard, on a conceptualisé ce processus en l'appellant "l'effet Pygmalion".
Voilà qui me fait dire que même les adultes ont besoin de se sentir aimés un minimum pour se sentir bien dans leurs baskets. En admettant que le fait que les hommes aient peur soit uniquement un point de vue, le mien, affirmes tu que les hommes n'ont jamais peur de rien? ;)
Quand tu évoques ma douce généralité sur les hommes, à quoi fais tu référence? Aux enfoirés affectifs? Si c'est le cas, tu as mal interprété mon propos, je n'ai jamais mis tous les hommes dans le même sac (voir la petite lapine) et en plus j'ai revu mes positions concernant l'un d'eux (voir quand il n'y avait plus personne)
Enfin, voilà un débat qui pourrait durer encore longtemps puisque les apports de la psychologie s'opposent en plusieurs points avec les perspectives des guerriers pacifiques ^^:p
Nombreux sont les humains qui, comme l'enfant le soir au coucher, ont besoin d'être un peu rassurés de temps en temps. Si ça n'est absolument pas ton cas, je te tire mon chapeau (ou plutôt ma casquette rose), et je me dis, tant mieux pour toi, tu as beaucoup de chance si tu en est arrivé à ce degré de détachement de ce que les autres peuvent penser de toi. Ce n'est pas une moquerie hein, je précise parce qu'avec l'écrit des fois il y a des quiproquos, vraiment, ça me laisse admirative.
Enfin je voudrais ajouter que j'ai écrit cette article suite à la st val, pas la mienne (la mienne s'est bien passé pour une st val de célibataire, entre vie de célibattante assumée et sous le signe d'une belle amitié), mais celle de femmes autour de moi, ayant une histoire récente, une histoire encore en devenir, ou même encore une histoire qui dure depuis des années, et qui se plaignaient de ne pas avoir une seule attention, pas un seul bouquet de fleurs, pas même un seul mot doux prononcé à l'oreille de la part de leur homme. Et ce n'est pas qu'en ce jour de St valentin, c'est tout le reste de l'année que c'est ainsi!
Aussi, je t'accorde qu'il est plus agréable, à choisir, de rien n'entendre plutôt que de se voir faire de belles promesses qui ne seront pas tenues.
Cela dit, il n'était pas ici question de promesses mais bien de petites marques d'attentions, de mots gentils. Et quand une femme au lieu de cela se prend des réflexions acerbes, des vacheries en tout genre et quelques sous entendus lui laissant entendre qu'en gros elle fait c... son monde, sous l'appellation de "l'humour", il ne faut pas s'étonner que ça ne la fasse pas rire. Alors, il ne faut plus s'étonner quand une femme n'attends justement plus rien ni en mots ni en actes, vu que ces derniers font aussi souvent défaut, lui laissant automatiquement penser qu'elle a dû bien se tromper sur l'élu de son coeur.
c'est mon ptit plaisir narcissique à moi lol :p
Je te suis en tout cas sur le fait que si on ne se bat pas pour un amour, même naissant, on le perds. Moi je préfère me planter les deux pieds joints que me planter en ne m'étant pas mouillée, on n'a qu'une vie! ;)
Ces jours ci j'ai retrouvé une amitié, et j'ai faillit la perdre à cause de mots qui l'avaient blessé. Il aurait pu m'envoyer bouler d'un seul mot, et pourtant, je me suis accrochée, je me suis battue aujourd'hui parce que je ressentais que ça en vallait la peine. Et j'ai eu raison, parce que notre amitié est sauvée, et qu'en plus on s'est dit tout ce qu'on avait sur le coeur, le bon comme le mauvais.
Pour le "je t'aime aujourd'hui" tu devrais voir Françoise Louise lol, ceci dit en parlant de mots doux je ne parlais pas de celui là, je parlait juste d'être prévenant, agréable, gentil, et rassurant, plutôt que moqueur, comme c'est le cas dans l'anecdote du poisson rouge.
Pour ce qui est de mes ressemblances avec peu importe, je peux pas te dire, à mon avis on doit avoir au moins un point commun, la recherche du bonheur. Mais il semblerait au vu des échanges d'aujourd'hui que nos points de vue sur les chemins pour y parvenir diffèrent sensiblement. Il n'y a pas Une Vérité, chacun a la sienne au fond de lui. En tout cas, il en sait plus sur le html que moi :p
J'ai plus que largement dit du bien de ceux que je trouvais vraiment bien, ici même, et si je ne souhaitais parler que d'eux, je me serais appelée coeur d'artichaut, ou encore amoureuse (le nom de mon premier blog, au passage). Et si j'avais voulu parler des garces qui pietinnent le coeur des chouettes gars, je me serais appelé céli-battant.
Mais je suis, et je reste depuis le début, égale à moi-même: Céli-Battante, et c'est à prendre, ou à laisser.
Mais rassure toi Gwendoline, on en rit jamais pendant, mais on arrive à en rire beaucoup après, avec un peu de recul. Jette un oeil à la catégorie "ah les hommes!" et dis nous vite à quel genre d'enfoiré affectif semble appartenir ta dernière trouvaille, qu'on se marre un peu ;)
Enfin Mesdames, je vous le dit, nous vallons mieux qu'on poisson rouge! ;)
Anais, c'est pas possible, on réfléchit pareil, on parle des memes trucs, on a des expériences similaires, et en plus j'envisage de marcher sur tes traces
y a pas, va falloir qu'on se rencontre!!!
Mais dis moi, qu'on soit prévenu(e)s, c'est pour quand tes règles ? lol
Peu importe faudrait que tu lise John Gray ;)