Les lectures de célib'; elle a fait un bébé toute seule
Féminin Pratique Février 2009 consacre 8 pages de dossier à une enquête sur le thème: "Faire un enfant... toute seule!"
En France, une famille sur cinq est monoparentale, et l'enfant vit la plupart du temps avec sa mère. Dans les 3/4 des cas, cet état de fait serait la conséquence du divorce ou de la séparation.
Mais l'article explique qu'il y a aussi ces mamans qui ont choisit de faire un enfant toute seule, parce qu'elle "ne veulent pas d'un père", ou parce qu'elles sont homosexuelles. Enfin, les mamans solo peuvent aussi l'être par "contrainte"
Un psychiatre a "répertorié" 4 avantages et 4 inconvénients possibles (mais que l'on peut contrer) dans le fait d'être une famille monoparentale.
Les +? "Avantages pour l'enfant"
-une meilleure stimulation intellectuelle (en gros, la mère n'a pas de vie de couple, donc elle est plus disponible pour accompagner son enfant.
- plus de capacités d'empatie de l'enfant dûe à l'intimité plus importante
- une meilleure communication, sans interférence
- une plus grande confiance en soi de l'enfant, parce que la relation symbiotique est de fait prolongée un peu plus longtemps
Les -? "Des inconvénients nombreux"
-érotisation de la relation, l'enfant entre dans un rapport de séduction
- isolement dans la relation duelle
-relation fusionnelle avec le risque de conséquences graves, psychoses, névroses (note de moi, 1. on est tous névrosés, 2. en gros, c'est encore et toujours de la faute de la mère...)
- danger pour la maman de traiter don enfant comme son égal, et donc de lui voler son enfance
Bref, vous l'aurez comprit, c'est une question de mesure, d'équilibre, et de lien social. Se replier sur la cellule familiale n'est jamais bon, qu'on soit seul ou en couple. Enfin deux détails me laissent quand même perplexe...
Le premier, on ne cite que dans une phrase la mère célibattaire par "contrainte", un peu à part, genre il n'y a aucun intérêt à en parler. Alors que d'une certaine façon, ça complique plus encore la donne, car le choix d'élever, ou du moins d'avoir un enfant seule n'est pas totalement assumé. On ne peut pas dire à son enfant, "j'étais seule et je t'ai désiré", mais on ne peut pas non plus lui dire la triste vérité "j'étais LA seule à te désirer, et ton père s'est tiré".
Deuxième point, vous remarquerez le positionnement du (ou de la) journaliste, qui de toute évidence a décidé de laisser passer mine de rien son point de vue. 4 avantages, 4 inconvénients, match nul. Et pourtant, des inconvénients "nombreux", ce qui laisse clairement entendre qu'il y a plus d'inconvénients que d'avantages à élever seule un enfant. Donc à travers les lignes on peut entendre "ne faîtes pas un bébé toute seule", voir même "si vous êtes seule et enseinte, avortez car votre enfants a beaucoup de risques d'être malheureux"...
On reprendra quand même une citation de François Lefèvre: "L'amour maternel est le moins mièvre des sentiments.C'est avant tout un acte de résistance contre la férocité du monde"
Et oui, soyez fières d'être des mamans solo, imparfaites mais si combattives que tant d'autres nous admirent, parce qu'au final, devenir et être mère, c'est le sentiment le plus accomplissant qui soit dans la vie d'une femme.
Je voulais juste rebondir sur cet article pour évoquer une situation que je connais, comme beaucoup, et montrer ce qui est pour moi une abérance de "l'étiquetage psychanalytique" un peu trop fréquent et de ses répercutions sur les réactions des "gens bien pensant".
J'ai cité mes sources, euh, et toi, tu t'appelles comment déjà? Ah oui, anonyme, bien simple de se montrer agressif quand on a même pas le courage d'assumer ses idées