Petite biographie, on va (essayer de) faire court lol
Je suis née en novembre 1982 dans le Nord de la France, une chti fière de l’être. J’ai grandi dans une super famille, une famille de barges lol, disons, « dallas », mais sans la fortune. En gros on peut dire que c’est ma grand-mère maternelle qui m’a élevée, puisque c’est elle qui s’est occupée de moi quand j’avais 2 mois et que ma maman reprenait le travail. J'ai été fille unique longtemps. puis plus tard, après le divorce de mes parents, mon père a refait sa vie avec une femme qui avait déjà un garçon de 4 ans de moins que moi, et ma mère a refait sa vie et a eu deux enfants. Pour mon plus grand bonheur, j'ai donc un frère de 22 ans, un frère de 10 ans, et une soeur de 8 ans 
Enfance heureuse donc, pas tout à fait, car le couac, c’était l’école. Je me suis toujours sentie différente des autres, à l’écart. Longtemps j’ai été rejetée et servi de bouc émissaire à mes petits camarades (mal élevés, faut bien le dire). J’en garde un souvenir amer, mais en même temps je suis fière de ce que cela a fait de moi aujourd’hui, une jeune femme à l'esprit ouvert et qui a la chance de nouer des amitiés sincères.
Quand je suis entrée dans un collège privé mes relations sociales ne se sont pas améliorées bien au contraire. Pendant deux ans j’ai vécu l’enfer, au point de détester l’école, ce que certains professeurs ont contribué à empirer. Mes parents ont divorcés à peu près à cette époque. Curieusement la séparation n’a pas été une souffrance pour moi. Ben oui, je pense que c’est mieux de voir ses parents heureux séparés que malheureux ensembles, et les disputes continuelles, c’est pas une vie.
A la fin d’une cinquième catastrophique débouchant sur un redoublement, j’ai dit à ma mère que je voulais changer d’école. Et là, je crois que tout est arrivé en même temps. Le corps qui change, la crise d’ado, tout ça d’un coup avec un nouveau lieu, pour un nouveau départ. J’ai conservé cette tendance à me faire detester de certains. A croire que je suis un peu comme Sarko, on peut me détester ou m’adorer, mais on ne peut pas être indifférent à ma personnalité lol. Je suis devenue à ma façon populaire, avec un cercle d’amis autour de moi. Ma vie sentimentale a commencé tard, enfin je trouve lol. Vers 13 ans. Je sais que c’est jeune au fond, mais à l’époque les filles de ma classe avaient toutes des petits copains depuis bien longtemps (enfin c’est ce qu’elles disaient…). A chaque fois que je tombais amoureuse d’un garçon, il était populaire et se souciait peu de la petite bouboule du fond de la classe… ben oui, l’école est la source de tous mes complexes, contre lesquels j’ai toujours lutté, et qui subsistent encore un peu en dessous de la surface aujourd’hui, même si je sais qu'ils n'ont plus vraiment de raison d'être. Toujours est-il qu’elle a commencé sur les chapeaux de roue lol. Quelques petits amis, entre 15 jours et 6 mois, une première fois râtée que j’ai mal vécu, des sentiments pas partagés, et toujours le cliché de la bonne copine lol. Au lycée j’étais « le pote » des autres garçons, je jouais au foot (très mal il faut le dire), je m’habillais avec des pantalons treillis et des t shirt bien larges, je parlais chti à fond, et les mecs abordaient devant moi des sujets qu’ils n’auraient normalement jamais abordé devant les autres filles (du genre des comparaisons de taille…
). Et puis j’ai eu un petit ami qui m’a demandé d’être un peu plus féminine, ce que j’ai fait. Il a finit par me quitter, et par sortir juste après avec deux de mes copines. Je me suis repliée sur moi-même pendant un an.
J’ai quitté mes études à la fin de ma deuxième seconde, et j’ai suivi une formation de travailleuse familiale qui m’a donné une équivalence de bac. Pendant cette période j’ai découvert avec délice les joies du lille gay, de la gay pride et des soirées au bateau ivre et au flibustier. J’ai commencé à m’interroger sérieusement sur mon orientation sexuelle, sans jamais franchir le pas.
Entrée à la fac, formation d’éducatrice, c’est là que j’ai rencontré mon alter ego, mon meilleur ami Jérémy. C’est aussi là que je me suis lachée, découvrant le milieu libertin et essayant de nouvelles expériences toutes plus folles les unes que les autres. Ma seule expérience avec une nana est arrivée à ce moment. Je me suis très vite lassée de ce mode de vie. Amusante et excitante au début, cette vie devient vite superficielle. On en perd la saveur des émotions, la passion d’une rencontre, la tendresse des liens qui se créent. Ceci dit c’est une période que je ne regrette absolument pas. Je suis contente de l’avoir vécu en étant seule (pas très partageuse de nature lol), et cela m’a permis de dépasser mes blocages, de découvrir que j’étais capable de donner du plaisir, d’être attirante aussi. Et puis comme disait Coluche, faut pas mourir idiot !
En début de deuxième année d'iut, je suis partie 4 mois en stage dans une structure pour les enfants souffrant de troubles du comportement. C’est là que j’ai connu "Momo", qui y travaillait comme ouvrier. Au départ c’était juste un jeu de séduction, pour s’amuser, mais on s’est pris à notre propre piège, on est tombés amoureux. Je pense que pour lui c’était une deuxième jeunesse, il avait 28 ans de plus que moi, il était marié depuis plus de 15 ans et avait 4 enfants. On a vécu de longs mois à se cacher, avec des périodes difficiles où sa femme le soupçonnait. Une fois elle a découvert mon existence et il a rompu, je suis tombée en dépression et j’ai frolé l’anorexie. Puis on s’est remis ensemble.
En aout 2004 je suis tombée enceinte alors que je prenais la pillule. Je me suis heurtée à mon entourage qui, à part ma mère, souhaitais que j’avorte. Mais quand j’ai vu ce petit bout à l’écchographie, j’ai comprit que c’était impossible pour moi.
Très vite je me suis dit que je devais consacrer du temps à ma fille, comme ma grand-mère l’avait fait pour moi. Je voulais me consacrer à elle au maximum jusqu’à son entrée à l’école. J’ai arrêté mes études après avoir obtenu mon dut, et quitté mon travail étudiant de vendeuse dans la photo. Financièrement il m’était impossible d’offrir une éducation et une vie descentes à ma fille sans travailler et en étant seule. J’ai donc décidé de rester chez mon père.
Momo a finit par accepter cette situation. Peu à peu l’impossibilité de se voir a aboutit à une séparation en douceur. On décidait de rester amis et on s’appellait régulièrement. Lise est née en Mai 2005. La dernière fois qu’elle a vu son père elle avait 10 mois. Sa femme avait eu un autre enfant, et il s’est dit un beau jour que le meilleur moyen de se regarder dans une glace le matin sans avoir de problèmes de conscience était de faire comme si on n'avait jamais existé.
Jusqu’aux 2 ans de Lise je n’ai pas ressenti le besoin de mettre le nez dehors, mais ensuite la solitude sociale m’a pesé. J’ai repris des études à lille 3 par internet, ce qui m’a permis de concilier vie de mère et vie de femme. J’ai obtenu ma licence en sciences de l’éducation et quelques ue de master. J’en avais marre des études. Je me suis arrêtée là. Durant cette période j’ai croisé le chemin de quelques hommes qui me plaisaient, mais sans succès. J’ai rencontré un homme sur internet, c’est à noel 2007. Un type extra. Mais ça ne marchait pas.
Dans la foulée je me suis brouillée avec une amie de longue date à qui je tenais beaucoup. J'ai alors eu le sentiment qu'on ne connait jamais vraiment les gens que lorsqu'ils décident de vous montrer leur vrai visage. J'avais bien tenté de lui faire comprendre qu'il était bon de parler quand on a quelque chose sur le coeur, elle s'était braquée et m'avait ballancé d'horribles méchancetés... à la suite de quoi j'avais découvert qu'elle m'avait menti sur des choses dont il aurait mieux vallu qu'elle me dise la vérité...
J'ai retrouvé un ancien copain perdu de vue. Deux mois de quasi vie commune pour m’apercevoir que j’étais sa bouée de secours, et que je n’avais jamais cessé d’aimer mon type extra. J’ai donc décidé de m’accrocher.
Ras le bol de la vie en communauté ! Vivre chez mon père nous a donné du temps à ma fille et moi. Ma famille m'a beaucoup aidé et je lui en suis infiniment reconnaissante. Mais on en est arrivés à un stade où j'ai le sentiment qu'on se marche dessus, et qu'on s'empoisonne réciproquement plus souvent l'existence qu'on ne se l'embellit. J'ai le sentiment d'étouffer, et j'ai besoin d'air. Avant cela m'effrayait, aujourd'hui ça me démange lol!!! J’ai envie d’un chez moi, un endroit où ma fille et moi pourrons fixer des règles cohérentes. Un endroit où j’ai une vie privée, où je peux recevoir qui je veux quand je veux sans avoir à me justifier. Ne plus dépendre !
Ne parvenant pas à retrouver un travail à la hauteur de mon niveau d’études, j’ai trouvé un job en cdi. Au bout de deux mois à faire le ménage et à garder des gamines pourrie gâtée d’un chirurgien et d’une garce d’assistante de direction, je me suis fait casser par ces clients et virer comme une mal propre par mon c.... de patron !!! Voilà qui va compliquer mon accès au logement ! Depuis j’ai décidé de faire un bilan de compétences avec l’anpe pour enfin trouver ma voie et un métier dans lequel m’épanouir.
Alors voilà, je suis une maman solo, incapable de se trouver un mec "correct" lol, qui faisait du ménage avec un bac+3 et demi et n'a même plus de boulot aujourd'hui, et qui vit encore chez ses parents.
Alors voilà, ils y en a qui pensent de moi que je suis un cas social, une névrosée, une assistée de la société, une grande naïve, ou encore que je vis au crochet de mes parents et que j'ai la belle vie (!). Eh ben tous ceux qui pensent ça, qui par le passé m'ont blessé, je les emmerde!!!!!!
Je suis une nana pleine de ressources, chiante et intelligente, j'ai une fille extra, une famille super et de vrais amis comme on n'en trouve pas souvent. Et oui, le boulot fait pour moi je finirais par le trouver, et à ce moment je rentrerais de nouveaux meubles à moi dans un appart bien à moi, et contrairement à beaucoup, je me caserais avec un gars qui me méritera, non pour combler la solitude, mais parce que je serais enfin bien dans mes pompes!
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Commentaires:
C'est rigolo tes injonctions paradoxales, tu penses pas avoir raison mais en même temps tu dois être dans le vrai; et tu comprends mes choix mais c'est pas une raison mdr
Si elle prend un jour conscience que c'est allé trop loin, je serais ravie de faire la paix et j'en parlerais même sur ce blog avec la plus grande joie. Mais si elle ne revient jamais c'est que son amitié n'était pas sincère (ce qu'elle m'a d'ailleurs dit). Et dans ce cas, j'ai plein de vrais amis qui m'aiment pour ce que je suis, une petite fille adorable et des projets plein la tête, j'ai une famille super, et depuis qq temps je peux meme dire que j'ai trouvé une 2ème famille de coeur, et en plus un petit coup de coeur depuis quelque jour. Je refuse de me morfondre pour une personne qui me dit ne pas tenir à moi et s'est permise d'insulter ma fille de par ses origines.. Crois moi, j'aimerais vraiment qu'un jour elle lise ses mots, et qu'elle prenne conscience de combien il est stupide et puéril de faire passer sa fierté avant une belle amitié... Mais hélas j'ai 26 ans, et je ne crois plus au père Noel...
Ajout de dernière minute: Coet, aurais-tu des pouvoirs magiques???? c'est bizarre comme la vie peut nous surprendre parfois ;)
Merci beaucoup pour ces encouragements, je m'en vais de ce pas découvrir ton blog
bisous