Enquête d'identité et de bonheur

Publié le par Célib'

Cette recherche d'identité, qui se trouve au coeur de chacun de mes articles, de chacune de mes réflexions, me vient de mes années universitaires. Plus précisement, de 3 rencontres qui m'ont amené à me demander "qui suis-je?". Ces réflexions étaient l'occasion de grands débats autour d'un verre, ou parfois même d'un repas avec des enseignants qui ont eu pour moi une grande importance dans mon désir de dévelloppement personnel... mon "prof" de stats et de docimologie (il me tuerait si il savait que je l'appelle comme ça): Alain Dubus; l'enseignant qui m'a suivit pendant mon TER: Lionel Conraux, et, à l'origine de l'interrogation, les cours de psycho de Christophe Niewiadomski (ses livres sont en vente sur Amazon) et les longs échanges que nous avons eu par mail, en chat ou devant un café ou un bon ptit viet'. Les citer n'a pas grand chose à voir avec ce que j'ai à dire, mais je souhaitais leur faire un ptit clin d'oeil, parce que depuis mon départ de Lille 3 je n'ai plus eu le temps hélas de maintenir un contact avec eux.

Selon Alex Lainé, "chaque individu est aux prises avec lui-même et avec la nécessité de se construire, de s'inventer une identité qui n'est jamais totalement acquise"
Qu'est-ce que l'identité?
Identité vient du latin identitas, dont la racine idem signifie "le même". Cependant, l'identité ne reste pas tout à fait la même, elle n'est pas figée et ne peut donc se définir puisqu'elle est confrontée au temps et aux changements.
L'auteur qui a sans doute le plus apporté sur la connaissance du concept d'identité est un philosophe, Paul Ricoeur. Il distingue l'identité "idem/memeté" (qui reste la même, comme certains facteurs génétiques par exemple); et l'identité "ipsé" qui traduit l'évolution du Moi au fil du temps. La notion d'identité renvoie forcément à la relation à l'autre: "qui es-tu?" "me voici!". Nous sommes donc des êtres de caractère (memeté) et de promesses (l'ipséité). Pour ces raisons l'Homme se retrouve pris dans un paradoxe entre permanence et mouvement, l'empêchant de répondre "de façon univoque à la question "qui suis-je?" (Niewiadomski). La solution pour résoudre ce problème est alors une médiation de l'identité par un récit narratif adressé à autrui. Pour le dire en plus simple, c'est en tentant de se "raconter" aux autres que l'on parvient à approcher un peu plus la réponse à la question  "qui suis-je?"
Voilà pourquoi je suis convaincue que ce qui nous définit, et la conscience d'être, se trouve dans le rapport à l'Autre. D'ailleurs, l'identité, c'est l'identification à tout ou partie de l'Autre, d'abord la mère pour le bébé, puis tout au long de notre vie au travers des gens que nous rencontrons.

Mais si l'homme a autant besoin de se définir, c'est en même temps qu'il est au prises avec "une maladie incurable: la mort". Dans une quête identitaire effrenée pour trouver le bonheur absolu, l'homme espère vivre avant de mourir, et trouver "qui il est "dénote du désir de trouver un sens à son existence, si ternie par l'inexorable décompte vers la mort.
Se chercher, sans jamais se trouver, est une aventure extraordinaire d'enrichissement personnel, et d'ouverture sur le monde. Parce que l'homme est un "être-avec", un "être-en relation" (Memmi). En même temps cela peut être extrêmement fatiguant, puisque c'est un peu comme être un âne qui court après une carotte. Dans ces moments d'épuisement, on en arrive parfois à se dire qu'on serait mieux en "imbécile heureux".

"Le bonheur n'est pas au bout du chemin, il est le chemin", nous disent les taoistes. Et j'en viens à me dire que chacun de nous a sa propre façon de le chercher, et qu'il n'existe pas une seule voie pour le trouver, quand seulement on y parvient.
Du tag que j'ai envoyé récemment, il est ressortit à plusieurs reprises que le bonheur était souvent là, dans plein de petites choses, sans même qu'on s'en rende compte.
Parce qu'on est tellement accaparé à le chercher qu'on ne le voit même plus, là, juste sous notre nez, sous la forme la plus simple.
Hier, j'ai eu la chance de regarder le final de House, qui ne passe à la TV que dans une semaine, j'ai pleuré du début à la fin, mais je vais pas vous raconter! Juste, une phrase, de House, qui laisse entendre que sa vie ne vaut pas grand chose, et qui dit "je ne veux pas avoir mal, je ne veux pas etre malheureux, et je ne veux pas que .... me déteste". House souffre, il est malheureux, et ne laisse personne l'aimer, alors qu'il en rêverait. On a tous un petit House dans la tête.

Les réflexions d'une Célibattante? Je n'ai toujours pas de boulot stable, pas d'appart, personne dans ma vie à part mon "sexe friend".
Avant, je croyais dur comme fer en l'amour. Aujourd'hui mes échecs m'ont apprit que l'Amour, le vrai, est ailleurs, et une personne m'a presque convaincu que l'Amour n'existe que pour faire mal, et que ça n'apporte rien de bon.
Et pourtant, je veux me battre pour un job, un appart, et pour croire en nouveau à l'Amour.
Peu importe le temps que ça prendra. Peu importe le nombre d'obstacles et d'échecs. Ce sont les obstacles qui enseignent le combat, et les échecs qui mènent à la réussite. Je ne sais pas qui je suis, je ne le saurais jamais, mais me le demander continuera de me faire avancer. Et je ne saurais jamais qui sont les autres, alors autant arrêter de les décortiquer.
Mais je suis heureuse. J'aime les gens qui m'aiment, et même ceux qui ne m'aiment pas. Je ne veux pas vivre coute que coute avant de mourir, je vis, l'instant, parfois sereinement, parfois péniblement en tentant de combattre mes démons (démons de célibattante = trop de questions). J'aime courir, peu importe si je n'attrape jamais la carotte!

"(...) Antigone, sois heureuse. La vie n'est pas ce que tu crois. C'est une eau que les jeunes gens laissent couler sans le savoir, entre leurs doigts ouverts. Ferme tes mains, ferme tes mains vite. Retiens-la. Tu verras, cela deviendras une petite chose dure et simple qu'on grignote, assis au soleil. (...) rien n'est vrai que ce qu'on ne dit pas... tu l'apprendras toi aussi, trop tard, la vie c'est un livre qu'on aime, c'est un enfant qui joue à vos pieds (...)de découvrir cela, tu verras, c'est la consolation dérisoire de vieillir. La vie, ce n'est peut-être tout de même que le bonheur". Créon, Antigone de Jean Anouilh

==============================================================================================

Commentaires

ho...! qu'est ce que tu me fais de si bonne heure ce matin me forcer à réfléchir et à faire l'intello...grrrrrr...je vois que t'as carrément le moral à l'ouest...va voir mon blog (une vidéo) titre( à regarder tout simplement.)..c'est tout à fait ce qu'il te faut pour te donner du courage...
le boulot ma choute en ce moment...je ne sais dans quelle région tu es , mais va sur le blog de "bourdin£co.fr" dans la rubrique (mon boss) hier il y a eu un patron qui propose 1600 emplois sur paris et en province, pas mal payé du tout !!! vas'y vite...si tu trouves pas fais le 3216 et demande les renseignements. bisous et merde !!!!
Commentaire n° 1 posté par Madame X le 09/04/2009 à 09h47
ah ben nan j'ai pas le moral dans les chaussettes! je suis comme ça, je me pose tout le temps plein de question. je suis une chercheuse d'âme, et comme toute chercheuse qui se respecte, je sais que la recherche amène plus de questions que de réponses. Epuisant et passionnant. mon sexe friend me fait poiroter car il se délecte de me voir "en manque" lol, mon boulot est passionnant mais ne m'assure pas une situation stable pour le moment,et mon appart, ben les hlm c'est long, mais ça va venir, une chose à la fois... et l'amour??? pas tout de suite, j'ai pas encore fini de cuire.
Pour ce qui est du taf, perdu dommage, je suis dans le nord lol
Et seule avec un enfant, je me refuse à changer de région, c'est peut etre idiot, mais je veux rester proche de mes amis et de ma famille.
EN fait j'ai posté cette nuit, alors je conçois que c'est trop cérabral au saut du lit lol noctambule et insomniaque célibattante, c'est quand j'ai la migraine que je suis le plus productive loooool
Réponse de Célibattante le 09/04/2009 à 09h53
Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article