Le pardon
Depuis le temps que je parle de lui... c'est drôle, au fil des pages, des articles, c'est presque devenu quelque chose d'affectueux.
Eh bien figurez vous qu'aujourd'hui, j'avais un truc important à faire. Je lui ai demandé si je pouvais lui déposer Lise, et tout de suite, sans hésiter, il a dit oui. Toutes ces histoires pendant un an, où j'ai eu le sentiment qu'il jouait avec mes sentiments, qu'il m'avait manipulé, qu'il n'avait pas une très haute opinion de moi. Tous ces sentiments ressentis, l'amour, la colère , la haine, la tristesse...Cet après-midi quand il m'a ouvert sa porte, je me suis dit qu'il venait de faire un joli geste pour un homme censé se foutre de moi.
Je l'ai regardé dans les yeux et...RIEN. Je n'ai rien ressenti. Ni rancoeur, ni colère, ni amour. J'avais en face de moi le papa d'une copine de ma fille, d'une enfant qui a une place immense dans mon coeur. J'avais en face de moi_ pas un ami_ un copain_ une personne que j'apprécie pour ses actes d'aujourd'hui, et pas pour ceux du passé, un homme que je respecte. J'avais la conscience que dans cette histoire les torts étaient partagés.
J'ai compris que la page était définitivement tournée.
Et puis j'ai fait ce truc, que j'avais à faire. J'avais quelqu'un à voir. Une amie, comme une soeur, qu'il y a trop longtemps, j'avais rayé de ma vie sans remords, suite à des mots, des mots qui avaient fait très mal, trop mal.
De cette rencontre elle a su reconnaître ses torts, elle a comprit que la méchanceté gratuite n'était pas la solution quand on était vexée, qu'il était toujours plus judicieux de communiquer.
Et moi, de ces deux "rencontres", j'ai comprit qu'on effacait pas le passé, les douleurs, les déceptions. Mais qu'on pouvait les accepter et les laisser appartenir au passé. J'ai comprit qu'on ne pouvait pas revenir en arrière comme si rien ne s'était passé, mais qu'on pouvait repartir sur de nouvelles bases.
J'ai comprit qu'il fallait parfois bien plus de courage pour passer l'éponge que pour exprimer ou ruminer sa colère.
Aujourd'hui, j'ai appris à pardonner.
Aujourd'hui, j'ai grandis.
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commentaires
Eh bien figurez vous qu'aujourd'hui, j'avais un truc important à faire. Je lui ai demandé si je pouvais lui déposer Lise, et tout de suite, sans hésiter, il a dit oui. Toutes ces histoires pendant un an, où j'ai eu le sentiment qu'il jouait avec mes sentiments, qu'il m'avait manipulé, qu'il n'avait pas une très haute opinion de moi. Tous ces sentiments ressentis, l'amour, la colère , la haine, la tristesse...Cet après-midi quand il m'a ouvert sa porte, je me suis dit qu'il venait de faire un joli geste pour un homme censé se foutre de moi.
Je l'ai regardé dans les yeux et...RIEN. Je n'ai rien ressenti. Ni rancoeur, ni colère, ni amour. J'avais en face de moi le papa d'une copine de ma fille, d'une enfant qui a une place immense dans mon coeur. J'avais en face de moi_ pas un ami_ un copain_ une personne que j'apprécie pour ses actes d'aujourd'hui, et pas pour ceux du passé, un homme que je respecte. J'avais la conscience que dans cette histoire les torts étaient partagés.
J'ai compris que la page était définitivement tournée.
Et puis j'ai fait ce truc, que j'avais à faire. J'avais quelqu'un à voir. Une amie, comme une soeur, qu'il y a trop longtemps, j'avais rayé de ma vie sans remords, suite à des mots, des mots qui avaient fait très mal, trop mal.
De cette rencontre elle a su reconnaître ses torts, elle a comprit que la méchanceté gratuite n'était pas la solution quand on était vexée, qu'il était toujours plus judicieux de communiquer.
Et moi, de ces deux "rencontres", j'ai comprit qu'on effacait pas le passé, les douleurs, les déceptions. Mais qu'on pouvait les accepter et les laisser appartenir au passé. J'ai comprit qu'on ne pouvait pas revenir en arrière comme si rien ne s'était passé, mais qu'on pouvait repartir sur de nouvelles bases.
J'ai comprit qu'il fallait parfois bien plus de courage pour passer l'éponge que pour exprimer ou ruminer sa colère.
Aujourd'hui, j'ai appris à pardonner.
Aujourd'hui, j'ai grandis.
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Merci ;)
Mais en fait non, hier j'ai lu une phrase sur le blog de Doti qui m'a fait cogiter: "vis chaque jour comme si c'était le dernier et fais des projets comme si tu étais éternel". Et là je me suis dit que vivre avec sa colère et ses rancoeurs, c'était vivre avec une souffrance. Voilà donc pour le passé... reste encore tout un travail pour avoir confiance, ce qui se joue forcément dans le regard de l'autre, je veux dire dans le regard des autres ;)