Quand il n'y avait plus personne

Publié le par Célib'

Parce que dans une relation, toutes les personnes investies ont leurs responsabilités de son devenir. Parce que la colère n'est jamais constructive. Parce que même si cela soulage de dire ce que l'on pense, sur le coup, il est aussi bon de savoir regarder d'un autre point de vue. Parce qu'il est bon de savoir reconnaître sa part de responsabilités, ses erreurs de jugement. Dans partageons nos idées, j'entendais que la rencontre par Internet était une surenchère à l'idéalisation de l'autre, et que parfois il faut se dire que ses attentes ne sont pas réalistes...
Aujourd'hui j'ai vu naître une histoire, celle d'un possible nouveau départ, que jamais plus la colère ou l'orgueil ne devrait ternir.
Je t'ai hais autant que je t'ai aimé.
Je t'ai maudit autant qu'admiré.
J'ai eu à la fin, ce sentiment d'avoir été un jouet
D'avoir été manipulée.
Parce que j'ai souffert comme jamais je ne pensais qu'on pouvait souffrir
T'en rends-tu seulement compte?
Humour dérision et cynisme
sont devenus mon rempart et ma forteresse.
Tu m'as fait beaucoup de mal, je ne méritais pas ça.
Je pensais que c'était de la méchanceté.
Tu ne m'as jamais demandé pardon, tu ne t'es jamais excusé.
Je sais, ta fameuse fierté que toi-même tu reconnais.
Mais même sans cela, j'ai finit par retrouver la paix, te pardonner
Ce que tu m'as fait sans t'en rendre compte
Je pensais qu'on en était là
Au statu quo
Et c'est plus que cela. Aujourd'hui, nous sommes partis tous les deux.
4 heures de trajet, une heure d'attente. A deux. Toi et moi.
Loin de tout, loin des choses passées.
Je l'appréhendais. Mais au final, ça a été l'occasion de se parler.
On a retrouvé une complicité, spontanée et sans zone d'ombres.
Ce lien là, je ne sais pas l'expliquer
Comment peut-on vivre aussi fort une palette de sentiments si différents?
J'aurais pu ne pas t'ouvrir la porte de ce lieu, ou alors le censurer, pour ne pas que tu saches la colère que j'ai eu.
Mais je n'aime pas tricher. On le sait tous les deux, tricher ne nous a jamais rien amené de bon. Je voulais que tu saches, avant de modérer. (je m'excuse donc, pour les deux personnes qui avaient laissé des commentaires sur un article supprimé, mais il ne reflètait que de la colère, quand celui ci représente la Vérité).
Tout ce temps avec toi, ou manifestement même les gens qui nous ont rencontré s'y sont trompés sur la nature de notre relation, je me suis aperçue de quelque chose.
Oui j'ai souffert, j'ai eu mal à en creuver. Mais cela m'a fortifiée. Alors au risque de passer pour une masochiste, Merci du mal que tu m'as fait.
Et à côté de tout ce que j'ai pu te reprocher, je me suis aperçue d'une chose. Tu as toujours été là, quand il n'y avait plus personne. Quand tout le monde allait bon train pour me donner des conseils en éducation, tu me disais "ne les écoute pas, fait toi confiance, moi j'ai vu comment tu t'occupais de ta fille, et là dessus je n'ai vraiment rien à redire, c'est super la façon dont tu t'en occupes". Quand je doutais, il y avait toujours un petit mot de toi, sur msn, ou au téléphone pour me réconforter.
Quand j'ai eu mon accident de voiture, alors même que je t'avais déçu peu avant, tu m'as demandé comment je me sentais, si j'étais blessée, et si l'autre allait bien. Et tu m'as dit que tu comprenais, que le premier accident de voiture ça marquait, mais que j'allais bien, et qu'il n'y avait rien de plus important.
Tu m'as fait souffrir, mais tu as su être là pour moi aussi.
Aujourd'hui mes mots t'ont blessé, je le comprends. Mais essaie juste de te rappeler que moi aussi j'ai dans certains moments été là pour toi. Quand tu allais mal, que tu te sentais seul. Pour l'amour de ta vie chaque après midi pendant une semaine, parce que je voulais me rendre utile un peu quand l'angoisse du parent t'assaillait sans que tu le montres vraiment.
Alors tu vois, moi aujourd'hui, je m'en fous de ma fierté, parce qu'elle ne vaut rien à côté d'une véritable amitié. Si j'écris ici ce message, plutôt que de te l'envoyer, c'est pour leur expliquer à tous que la vie c'est compliqué, et que parfois, il y a des choses au délà des apparences. Et que le fait de faire mal n'est pas forcément le signe de méchanceté, mais parfois simplement de résultat d'un passé, qui s'exprime un peu maladroitement. Et parce que je n'ai pas peur de savoir reconnaître que j'ai ma part de responsabilité, et que je me suis trompée. Et que sincèrement, je t'en demande pardon, au nom de notre amitié.
Enfin, sache une chose, je ne partage pas ton opinion. Personne sur Terre ne mérite de finir seul(e), et surtout pas toi. On ne finit seul que si l'on refuse de ne pas l'être.

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Publié dans CELIB' LUNATIQUE

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