Mes ex enfoirés affectifs: Le caractériel

Publié le par Célib'

J'avais déjà évoqué les différents types de garçons qui perdent leur cédille au début de ce blog. Avec de vécu, j'en avais cité quelques phénomènes...
Il est maintenant tant d'en aborder de nouveaux ou d'en approfondir certains...

C'était mon premier petit ami, enfin le second, mais le premier avec qui... enfin vous voyez quoi...
J'avais 15 ans. Dans la rue j'avais flasché sur un garçon de mon âge, et je l'avais abordé, avec l'aide de mon ptit frère, en prétextant vouloir me faire de nouveaux amis car on venait d'emménager dans ce quartier. Il m'a proposé de le rejoindre le lendemain "au banc" juste à côté, où il devait retrouver ses amis.
Le lendemain donc, je suis venue. J'y ai rencontré plusieurs personnes, un peu plus âgées. On appellera C (pour caractériel, ou con, ou cinglé...) le futur en question. Et Bonnie and Clyde le couple d'amis dont il était proche. Ils avaient 18 ans. C a eu un coup de foudre. Comment ça pour qui? Pour moi!!!
Très vite on est sorti ensemble. Mais à l'époque je venais de perdre ma grand-mère, et j'avais tout refoulé en moi, et je souffrais de crises d'angoisse et de tétanie qui pouvaient être assez spéctaculaires... Nous sommes sortis ensemble donc, et très vite il a dragué une de mes amies (qui n'en était pas une) dans mon dos. Après avoir "chopé" la nana en question (oui j'étais bagareuse en ce temps là), le problème s'est résolu.
Seule ombre au tableau, à chaque fois qu'on se disputait, c'était Bonnie and Clyde qui se mêlaient de notre histoire pour nous réconcilier.
C avait 18 ans, et n'avait jamais eu de relations .... Donc forcément, ça le titillait. Mais je n'étais pas prête, et je voulais attendre. Ce que, à priori, il respectait.
Et puis ses amis, Bonnie and Clyde, ont commencé à lui en parler régulièrement, lui disant que ce n'était pas normal que je ne veuille pas faire l'amour avec lui. Ils s'imissaient dans notre vie privée sans que je puisse y dire quoi que ce soit. Un jour, nous étions tous les quatres devant chez moi, et ils ont remis ça. Nous incitant à les quitter là tout de suite pour aller essayer ça. Pirouette, je m'en suis sortie en disant que j'avais mes règles. Ce que Bonnie and Clyde n'ont pas cru. SI bien que sous mon nez, ils ont convaincu C de me demander de lui prouver. Ce que j'ai fait, je vous passe cet épisode... qu'est ce qu'on peut être con à cet âge.
Par la suite, au cours d'une dispute, il est rentré chez lui, et je l'ai rejoint. Ce jour là j'ai comprit que si je ne lui donnais pas ce qu'il attendait, je ne le reverrai plus. Ca a été un véritable fiasco, je suis sortie de chez lui en me disant que faire l'amour c'était tout simplement nul et douloureux.
Notre histoire a continué, et il se montrait de plus en plus "autoritaire" avec moi. Il suivait l'influence de Bonnie and Clyde qui le poussaient à être sans cesse sur mes pas, à me surveiller, à vouloir connaître la moindre de mes pensées. J'ai très vite réalisé que je ne l'aimais plus, mais je me sentais coincée. Je ne saurais décrire ce sentiment, mais je sentais qu'il était comme une cocote minute prête à exploser. Et puis C s'était bien fait accepter de ma famille. Tout le monde l'aimait bien, et il venait même me voir pour faire du ménage dans ma maison!!! Une vraie fée du logis... J'avais ce sentiment que ma famille avait implicitement choisi pour moi, et qu'ils ne pourraient pas comprendre. Cette impression qu'aux yeux de tous c'était le mec parfait, et que j'allais faire ma vie avec.
J'ai donc tenu bon. Mais les crises d'angoisse ont commencé à être plus fréquentes, plus brutales aussi, et sans élément déclencheur apparent. Un soir il en a été témoin, et je pense qu'il a senti que quelque chose n'allait pas.
Quand il m'a dit au revoir sur le pas de la porte, il m'a serré dans ses bras à m'étouffer, et il m'a glissé à l'oreille "si un jour tu me quittes, je te tue".
Ca doit vous faire rire. Sauf qu'à 15 ans c'est le genre de phrase qu'on prend au sérieux. Et ça n'a rien de drôle. A partir de ce jour, chaque seconde passée avec lui était une angoisse, chaque baiser de lui me donnais envie de pleurer, et je n'avais plus qu'une idée en tête, le quitter (ça c'est mon esprit de contradiction).
Un samedi midi, je suis sortie du collège avec une de mes amies. Elle m'a demandé si nous étions toujours ensemble. Et là, sans réfléchir, je lui ai répondu "oui, mais plus pour longtemps, je le quitte aujourd'hui."  "Tu es sûre?" "Oui, soit je trouve le courage de le quitter aujourd'hui, soit je finis ma vie avec lui".
D'un pas résolu je suis allée le rejoindre, "au banc". Je lui ai expliqué, que ça n'allait plus, que je voulais qu'on arrête. Je l'ai vu serrer les dents et les points, devenir successivement blanc, puis rouge. Aucune réponse, aucun mot, aucune question. Il me fixait juste de son regard noir, et je sentais sa rage comme jamais. J'ai tourné les talons et je suis partie. Je l'ai entendu hurler. Je me suis retournée. Je l'ai vu foncer sur moi et m'attrapper à la gorge. Il pensait en fait m'arracher le colier qu'il m'avait offert. Sauf que je ne le portais plus depuis longtemps, il ne l'avait pas remarqué. Il a exigé que je le lui rende sur le champ. Il m'a suivit jusque chez moi, rouge de colère, sur le trottoir d'en face (c'était la condition pour le récupérer).
Il a attendu devant chez moi pendant que je le cherchais. J'ai entendu mon père ouvrir et lui proposer d'entrer, et je me suis surprise à hurler "non il n'entre pas!". Mon père s'est trouvé con, ça se comprend. J'avais tellement peur de C que j'ai ouvert la fenêtre du palier, et je lui ai envoyé sa chaîne à la figure en disant "j'aime pas la violence, offre le à une qui aime ça".
Mon père: "y'a de l'eau dans le gaz?"
Moi: "Pas du tout, c'est terminé, il ne mettra plus jamais un pied ici".
J'ai longtemps cru que c'était la peur de ma vie, jusqu'à l'été dernier, j'y viendrais bientôt.

C. et moi, on est resté 5 mois et 17 jours ensemble. Ma précision vous étonne? C'est que j'ai compté les jours où je me suis sentie emprisonnée par la possible menace de la violence.

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Commentaires

Décidément tu as de sacrées histoires de coeur....ouaouh !!! Le principal est que tu es eu la lucidité de tes limites, même jeune ! Quel courage ! bises Léti
Commentaire n° 1 posté par leti le 25/02/2009 à 09h07
Quelle déception pour un premier grand amour!!! comme le dis si bien Léti (trop forte Léti), tu as su malgrè ton jeune age faire la part des choses, bravo
Commentaire n° 2 posté par eva le 25/02/2009 à 12h19
ben c'était assez simple en fait, je me suis imaginé mariée avec, et ça m'a donné du courage... pour prendre mes jambes à mon cou mdr
Réponse de Célibattante le 26/02/2009 à 02h19
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Publié dans AH LES HOMMES!

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