Mes ex enfoirés affectifs: Le mec paumé

Publié le par Célib'

Dans mon précédent article je vous avais expliqué comment j'avais rencontré le "caractériel" en flaschant dans la rue sur un de ses copains. Et bien ce copain, c'est justement le "mec paumé" dont j'ai déjà parlé dans un article que je vous conseille de RELIRE. Perdu de vue pendant plus de 8 ans, je l'ai ensuite croisé à plusieurs reprises dans mon quartier. On se croisait de temps en temps, et un jour il est venu frapper à ma porte pour m'inviter à boire un verre.
Bon, si vous avez prit le temps de relire, vous connaissez les grandes lignes. Je suis restée deux mois avec. Au début, c'était tout beau tout rose. Et c'est allé très vite. Il s'est attaché à ma fille (j'ai comprit par la suite qu'il faisait un transfert sur elle du fait du décès de son père à lui). Mais petit à petit j'ai commencé à avoir des doutes sur un éventuel problème d'alcool. Il était très malin pour cacher. Un soir il m'a avoué qu'il avait un problème avec l'alcool, et qu'il voulait se soigner et suivre un traitement. Je me suis alors dit que je ne pouvais pas le quitter comme ça, pour ça, qu'il avait au moins droit à une chance de me prouver que ce problème n'en serait bientôt plus un.
Mais vous connaissez le dicton, faute avouée, à moitié pardonnée. Après cette aveu, il ne s'est plus embarrassé de subterfuges pour se cacher. Et donc il s'est mis à boire de plus en plus souvent, jusque le soir dans la chambre. Avec du recul je me demande comment j'ai pu tolérer ça. Les bouteilles s'accumulaient, et c'est moi qui finissait pas les sortir discrètement pour les mettre dans mon coffre et aller plus tard à la benne.
Un jour je l'ai déposé à un entretien d'embauche. La secrétaire m'a appelé une heure plus tard pour me dire qu'il s'était tiré en prétextant aller aux WC!!!!
Ce jour là, j'ai ressorti les cadavres de bouteille de mon coffre, je les ai disposé sur mon bureau, une dizaine. Avec un mot lui signifiant que c'était sa consommation de la semaine, et que maintenant, c'était l'alcool ou moi. Bien sûr il m'a juré que c'était moi, qu'il m'aimait, qu'il allait arrêter. Mais rien n'y a fait. Chaque effort était suivit d'une cuite phénoménale. Il lui est même arrivé de quitter la table en plein repas de famille pour aller se coucher. Il passait son temps à dormir. Je vous dis pas la honte pour moi. Et puis un peu à la fois, c'est devenu l'enfer, lui qui était si adorable avec Lise était méconnaissable, il ne supportait plus rien, il piquait sa crise pour rien et me faisait du chantage en me disant que si elle n'obéissait pas il allait s'en aller. J'avais le sentiment d'être tiraillée en permanence entre deux gamins qui voulaient l'exclusivité. Sauf que pour Lise c'était une réaction normale, pour P, adulte de 25 ans, ça l'était beaucoup moins. Et chaque confllit avec Lise était l'occasion de partir pour se saouler. Un soir, je l'ai même surprit entrain de boire du pastis à la bouteille, pur!!! Un autre jour, mon père s'est aperçu, à la couleur du pastis, qu'il avait bu dedans, et qu'il avait remis de l'eau dedans pour qu'on ne le voit pas. Et puis il est tombé malade. Il se tordait de douleur, mais refusait d'aller à l'hôpital. J'ai finit par le convaincre, laissant ma fille chez ma mère pour la soirée!!!, pour le conduire aux urgences. Là, il a tenté de me barratiner encore en sortant et prétextant que c'était finit. C'était sans compter sur une infirmière qui lui a couru après pour le sommer de rentrer attendre les résultats. Il a attendu dehors avec un interne, et j'ai attendu le docteur... qui m'a annoncé une pancréatite aigue et un pronostic vital d'une semaine si il n'était pas admis à l'hôpital. Et ce con, il a fugué de l'hôpital, à pieds, avec son cathéter dans le bras! Le lendemain il était décidé à nouveau, et rebelotte. Une nuit à l'hôpital et un externe a signé sa sortie... aberrance hospitalière!
Il a tenté à nouveau d'arrêter, est devenu odieux avec moi. Un jour je lui ai dit que je méritais le respect, il m'a juré que c'était le cas. Je lui ai dit "il y a un mois tu as voulu démolir un molosse qui m'a insulté à la station essence, en 3 jours je n'ai pas assez de mes 10 doigts pour compter le nombre de fois où tu m'as dit ta g...., je n'appelle pas ça du respect". J'ai fait mouche. Il s'est un peu calmé, mais j'ai finis par découvrir ses planques, la façon dont il mentait à tout le monde. Un jour on a diné ensemble chez moi, il m'a demandé l'autorisation de se servir un pastis, j'ai refusé. Deux minutes d'inattention et il s'en était servit un quand même, alors que je lui avais dit non et qu'il n'était pas chez lui! C'en était trop, je voulais le quitter, mais je pensais que je l'enfoncerais, et je culpabilisais.
Un jour on s'est retrouvé au parc. J'avais Lise sur mes épaules et l'ambiance était tendue. Lise ne voulait pas aller où lui voulait aller, il a pété un plomb, il a hurlé sur ma fille en lui disant que c'était finit entre lui et moi, et que c'était de sa faute à elle. Je lui ai demandé de quel droit il osait mettre un si lourd fardeau sur les épaules d'une enfant de 3 ans. Je suis partie. Il m'a couru après (non mais c'est une manie!) et m'a ballancé une fleur à la figure, tandis que ma fille était toujours sur mes épaules. Je lui ai rappelé qu'il avait toujours juré de ne jamais être violent, il a avancé vers moi le poing serré en disant "ah ouai, tu vas voir". Si j'avais été toute seule.... mais là comment faire? Par chance des gens sont arrivés à notre hauteur, et il est parti. Suite à cela sa mère l'a mis dehors, et après tout ce qu'il lui avait fait endurer on peut la comprendre. Il est venu me harceler chez moi, a voulu entrer de force chez sa mère, et a passé la nuit au poste. Les jours suivants, il s'est à plusieurs reprises manifesté, refusant de partir, entrant dans ma voiture et refusant d'en descendre avant que je ne l'ai conduit quelque part. J'avais tellement peur que je me suis achetée une bombe acrymo, et que j'ai déposé 2 mains courantes contre lui. Je n'osais plus sortir de chez moi. Un jour il est revenu, je lui ai demandé de partir, mais il a refusé, et il est resté devant chez moi. J'étais seule avec ma fille, il s'est mis à donner des coups de poings dans la porte, pendant une demi heure, sans s'arrêter. C'était ça la plus grande peur de ma vie. Ma fille pleurait et je tentais de la calmer. Je l'avais emmené dans le jardin mais on entendait encore les coups. Je pensais qu'il allait défoncer la porte. Je faisais mon possible pour rester calme et ne pas montrer ma panique à ma fille. J'ai appelé la police.
Quand ils sont arrivés, l'un d'eux a frappé et m'a demandé d'ouvrir. Je lui ai demandé si il était encore devant.
"non madame, il est avec mon collègue". Ce jour là quand j'ai ouvert la porte je me suis écroulé dans les bras du flic. Je n'avais jamais été dans un état pareil, hystérique je crois que c'est le mot, je pleurais et je riais en même temps, je tremblais de partout, et je lui ai même dit, "il faut qu'il arrête, dites lui d'arrêter, je suis mère, je sens ma vie et celle de ma fille en danger, et je vais le tuer, je vous jure que je vais le tuer". Ca s'est tassé, il a pu retourner chez sa mère qui avec un éduc lui ont trouvé un foyer. Puis il est parti en cure. De ce que je sais, il ne boit plus. Je le lui souhaite. Il m'a repproché à son retour de ne pas l'avoir attendu. Je m'étais arrangée pour qu'il pense que j'avais quelqu'un, pour être enfin tranquille.
Comment aurais-je pu l'attendre?
Il a franchit la limite suprême le jour où il a eu des paroles et des gestes violents devant ma fille.
Jamais je ne pardonnerais cela.
Il n'y a rien de plus mauvais et de plus dangereux au monde qu'une mère qui protège sa progéniture.

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Commentaires

l'alcoolisme est unemaladie dont il est très difficile de se defaire, j'ai connu çà avec mon père et çà n'a pas été facile; il faut avoir de sacrées epaules pour accepter de vivre tout cela toute une vie et malheureusement il y en a qyu subisse çà tous les jours; tu as bien fait de dire stop!!!
Commentaire n° 1 posté par lili et lola le 25/02/2009 à 08h30
Tu as fait ce qu'il fallait ! Tu en as déjà fait beaucoup et tu as à chaque fois trouvé le courage de donner un peu plus de ton aide ! Je suis ravie que tout se soit bien terminé pour ta fille et toi ! biz
Commentaire n° 2 posté par leti le 25/02/2009 à 09h00
tu lui as largement donné sa chance, il n'a pas su la saisir, malheureusement il n'est pas possible d'aider les alcooliques si eux ne souhaitent pas s'en sortir, si il est soigné aujourd'hui tant mieux c'est en partie grâce à toi....
Commentaire n° 3 posté par eva le 25/02/2009 à 12h05
Oula, tu as déjà été bien courageuse d'attendre qu'il dépasse (largement) les limites! Et puis en plus, j'en reviens pas, c'est vraiment pire que dégueulasse d'essayer de culpabiliser un enfant comme ça...que c'est lâche!! Au moins, bravo, tu l'auras amené finalement à se faire soigner et c'est le plus gentil que tu pouvais faire! Bises
Commentaire n° 4 posté par Alyka le 25/02/2009 à 15h28
ouai,  vraiment dég, le sommum de l'égocentrisme. merci les filles pour vos remarques ça m'a touché. enfin la morale de cette histoire: trop bonne, trop conne!
Réponse de Célibattante le 26/02/2009 à 02h18
Coucou ! Je viens de découvrir ton blog via chez Wam ! ;-)) On va pas se disputer avant de se connaître !?! Mouarf ! Dis donc quelle histoire de fou... Heureusement que cela n'a duré que 2 mois... J'espère juste que même si tu avais été seule, tu aurais trouvé le courage de te faire respecter et de le virer de ta vie... C marrant ta dernière phrase m'a rappelé ce que m'a dit ma psy la semaine dernière que devant le loup, la louve se soumet, sauf si elle a des petits, auquel cas elle peut se battre jusqu'à la mort... Bises Lali
Commentaire n° 5 posté par Lalibella le 25/02/2009 à 18h16
ouép, une mère c'est ce qu'il y a de plus dangereux, pire qu'un chien de garde lol
bon on se connait d'abord et on se dispute ensuite? loooool je blague, ben nan on va pas se disputer, aucun mec ne mérite qu'on se chamaille pour lui ;)
Réponse de Célibattante le 26/02/2009 à 02h16
Mais où c'est que tu vas les chercher tes Mecs....!?
Commentaire n° 6 posté par Blaise Emmanuel le 01/03/2009 à 17h19
Ben c'est bizarre, tout le monde me pose cette question. Et à vrai dire, j'me la pose aussi!  y a de quoi aimer le célibat après hein ;)
Réponse de Célibattante le 01/03/2009 à 17h29
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Publié dans AH LES HOMMES!

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