Le journal d'une Célib' en vacances (6)
Comme je vous l’avais promis, je continue malgré les événements le récit de mes périples vacanciers. Histoire de me changer les idées et de vous faire marrer un peu. En plus, j’ai écrit tout ça à Bray Dunes pendant mes vacances, donc pour chaque article il n’y a qu’à taper au clavier.
Pour rappel des faits, en moins d’une semaine, après les questions existentielles de chargement des valises et bouchons en tout genre, j’avais eu le droit à la panne de Gaz avec le délicieux poulet de maman dans le four, la pénurie de cube Butagaz nous menacant de finir nos vacances comme des mendiants, j’avais gagné 30 euros en jouant aux auto tamponneuses malgré moi avec un voisin, et j’avais fait la connaissance du gars dans dessous, super beau mec super bizarre : pas d’aspirateur, une machine à laver de l’époque de la guerre, et ami des araignées
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D’ailleurs, vu que les événements- entre les soucis de mamie et les interruptions d’une folle dingue- m’ont amené à entrecouper mon récit d’articles divers et variés et sans aucun rapport avec ce sujet ci (mes vacances agréables et riches en rebondissements), je crée dès à présent une catégorie « Célib’ glob’trot » histoire que vous ne soyez pas aussi paumés que lorsque vous loupez un épisode de PBLV.
LE VOISIN D’EN DESSOUS.
Vendredi :
A presque une semaine de mon arrivée, et ayant déjà croisé une voisine peu aimable (du genre qui ferme la porte d’entrée à clé en voyant ma mère arriver chargée de courses) et une bande de tarrés fadas du pousse pousse auto, je commençais à me dire que finalement, mon voisin du dessous, c’était sans doute le plus normal des voisins de la rue.
Je rentrais tout juste de ma confrontation avec Mr Pousse pousse en compagnie des gendarmes apathiques. Déjà 20 heures, le repas pas encore prêt, et cette histoire m’avait tellement mise en colère que j’avais besoin de me calmer 5 minutes.
C’est ainsi que je mis cuire des pommes de terre, activité peu relaxante en soi mais oh combien utile (oui, Célib’ cuisine aussi des fois !!!), et que je descendis pour fumer une cigarette.
Bande de méprisants ! Comment ça dans quel but ??? Je suis vraiment déçue comment pouvez vous penser que ma démarche était intéressée !!! Bon, OK, c’est vrai, j’avais une idée derrière la tête.
Sauf que Patrick, mon voisin du dessous, finissait de manger (seul, pour ceux et celles que ça interesserait de savoir). Pourtant, il avait l’air très désireux de m’accompagner. Je lui proposais donc de repasser dans 5 minutes. Il accepta tout de suite, me faisant promettre de ne pas en fumer une d’ici là.
On s’est donc retrouvé là, à papoter sur une marche d’escalier, à rire et s’échanger des regards complices. Je suis quelqu’un de très tactile. Avec tout le monde, pour le peu que je sois à l’aise avec une personne, que le courant passe, et j’ai tendance à toucher l’autre spontanément. A l’épaule, sur le bras, sur la cuisse ou la main. Alors quand c’est un mec qui me plait, je vous laisse imaginer ce que ça peut donner !
On passait un moment agréable tous les deux, ça se sentait. On était sur la même longueur d’ondes, bien que ce ne fut peut être pas assez écologique à son gout (oui, très nul le jeu de mots je sais, je me suis surpassée !). En tout cas, à aucun moment Patrick n’a donné l’impression que j’allais trop loin dans mes gestes.
Les enfants avaient faim, et avant de passer pour une mère et une grande sœur indigne et maltraitante, il fallait que je remonte. Lorsqu’on s’est quitté sur le seuil de sa porte, je lui ai demandé si il voulait qu’on aille boire un verre à l’occasion. Il avait l’air ravi à cette idée. Attendons le retour de maman pour que je puisse me sauver une heure ou deux… ou plus !