Le cerveau qui bouillonne
Juste là à l'instant, je retrouve sur msn une de mes meilleures amies dont j'ai pas de news depuis un moment. Pi évidemment, elle a lu mon histoire de rêve érotique. Et elle me dit que pour le réaliser, il suffit simplement de le lui demander. Ben j'imagine bien entre deux élèves "ah au fait bibi, mon rêve de l'autre fois c'était un rêve érotique, et j'aimerais bien qu'on tente de le mettre en pratique pour voir si ça fait pareil ou pas", oui, parce que pour critiquer il faut pratiquer dixit la cop en question. Et puis bon, le débat n'aura pas été plus loin, puisque le récit de mon rêve lui a donné envie d'aller se "glisser toute nue dans le lit près de (son) homme". Mes rêves de frustrée excitent mes amies, nan mais vous vous rendez compte!!!!!!
Mais n'empêche, depuis hier soir j'arrête pas de penser à plein de choses, des projets, des idées, et ça m'aide bien à penser à autre chose qu'aux mains de mon collègue qui se sont incrustées dans mes rêves...
Oui, c'est un fait, le manque de sexe me fait réfléchir et avoir plein d'idées, de projets, c'est, somme toute, un très bon moteur pour me faire avancer.
Aujourd'hui, j'ai reçu une élève dans mon bureau. La demoiselle a séché toute la journée, et, après que j'ai appelé son père pour l'en informer, elle vient me trouver toute penaude de s'être ainsi faite griller en beauté.
S'en suivra une longue discussion, sur laquelle je ne m'étendrais pas par souci de discrétion professionnelle. Mais ce que je peux vous dire, c'est que je lui ai parlé de l'importance de ses choix pour construire son avenir, de la difficulté que je sais à son âge de savoir qui l'on est, ce que l'on veut faire et ce que l'on veut devenir.
Je ne sais pas trop pour le moment si mon petit discours a fait de l'effet, mais je me suis aperçue combien j'étais à l'aise dans ce que je faisais.
Etre décrocheur, je sais trop ce que c'est pour y être passé, et dans sa forme la plus sournoise, c'est à dire la plus discrète. D'ailleurs c'est drôle, c'est un point commun que je partage avec Bibi, mon fantasme nocturne ![]()
Dans mon parcours, j'ai eu une formatrice, un prof au lycée, et par dessus tout un prof de collège qui ont complétement boulversé mon histoire. Des personnes qui par la confiance qu'elles avaient placé en moi et mes capacité et la bienveillance dont elles ont fait preuve ont su me donner les armes les plus puissantes pour avancer coute que coute et rebondir sur les échecs en en sortant grandie.
Et quelque part, j'ai envie de leur rendre hommage en faisant pareil, j'ai envie de donner à d'autres cette chance qui m'a été offerte.
Et du coup, j'ai des projets plein la tête... notamment au boulot un projet sur le thème du récit de vie, par l'écrit ou l'oral, car beaucoup d'élèves savent tout juste lire et écrire. Véridique, cela existe encore, c'est dire l'échec cuisant de notre système éducatif français.
Et puis je pense aussi à l'après, quand mon contrat sera finit dans deux ans. Un poste qui me permette d'aider les jeunes, en mission locale ou autre...
Mais à plus long terme, l'idée de monter un truc de A à Z me trotte de plus en plus dans la tête. Vous savez les sortes de fermes pédagogiques qui existent déjà pour les délinquants ou sortants de prison... ben imaginez un truc dans le même style autour du cheval, destiné à aider les élèves qui décrochent à l'école. Bon, ça semble si énorme, le financement tout ça, les modalités de fonctionnement... mais si c'était possible???
Donc voilà, une porte de plus ouverte sur l'espace infini des possibles... Une niaque d'enfer qui m'anime chaque jour au réveil et ne me quitte qu'au coucher, grisant, épanouissant à l'extrême, ça en devient même épuisant.
Alors si vous avez un remède magique pour faire taire toutes ces pensées qui m'assaillent et me donnent l'impression de partir dans tous les sens... je suis preneuse! Dites moi comment arrêter cette machine le temps d'une pause! Et, non, ne me dites pas "couches avec Bibi"