Célib' et la leçon d'érotisme
En tant que Célib' gagnante du concours de rabattage de caquet de dragueurs à la noix organisé par la Souris blonde (Ici pour ceux qui n'ont pas la patience d'attendre un article sur le sujet ce week end), je réalise Ô combien il est difficile de vivre dans la pauvre carcasse d'un dragueur à la noix croisant le chemin douloureux d'une Souris blonde ou d'une Célib' brune à l'aiguisé sens de la répartie.
Oui, et pour cause. Un cours instant, j'ai compris, ressentis ce qu'ils vivent en croisant notre chemin. Je me suis sentie bien malgré moi une dragueuse à la noix, et fort heureusement, j'ai bien plus d'humour et d'auto dérision qu'un vrai DLN pour m'en sentir offensée, et, pour une fois que c'est un mec qui sait trouver les mots qui font mouche, ils méritaient d'être cités ici.
Tout a commencé lundi au boulot, quand je suis allée me faire une petite pause clope avec Bibi, mon collègue avec qui j'ai récemment fait l'amour, en rêve. La dernière fois, il avait été tour à tour adorable et fuyant, m'empêchant de dire clairement le fond de ma pensée qu'il avait déjà comprise, me laissant dans l'expectative...
Et bien figurez vous que j'y suis toujours. Monsieur Bibi et moi semblons bien partis pour donner dans l'amour vache, et ça vole haut croyez moi! Je ne sais toujours pas si il est tenté, il continue de laisser planer le doute, et on passe notre temps à se taquiner. Et je dois bien l'admettre, il est très fort!
Donc en tête à tête quelques minutes, on parle de mes projets, il considère un projet comme un désir, donc rien. Je lui répond qu'en ne faisant rien on reste dans le désir, mais que si on se bouge le cul on peut réaliser des projets, pas tous, mais qui ne tente rien n'a rien. Et j'ajoute que je suis comme ça "je vois, je veux, je me donne les moyens, et je prends", ce qui le fait rire. Et j'en remets une couche: "comme lorsque je fais un rêve te concernant, je fais ce qu'il faut pour te faire comprendre que je suis une angoissée pathologique de l'engagement tout à fait ouverte à s'amuser ponctuellement".
Bibi me répondra que lui aime s'amuser, et qu'il s'amuse souvent. Et je lui réponds que je veux parler de m'amuser avec lui. Et bien sûr, il évoquera un plan à 3. Moralité, je ne sais toujours pas si c'est une façon d'éluder ou si il est juste pire que moi.
Plus tard je me retrouve dans le même bureau que Bibi et une autre collègue. Une quatrième, plus haut placée dans la hiérarchie arrive, mini jupe, bottes noires et manteau rouge. Et Bibi la charie sur son look très sexy. Il en surjoue tellement qu'on le chambre joyeusement.
Puis Bibi finit par nous regarder en nous disant avec un sourire en coin "elle au moins, elle sait être érotique".
Bon.
Je plaisante avec ma collègue sur l'idée de venir toutes les deux en jupe la semaine prochaine pour le faire enrager.
Mais aujourd'hui, Célib' avait enfilé la petite robe pull rouge, les bottes et le manteau class. La tenue parfaite au matin. Mais le soleil se levant dans la journée Célib' commençait à cuire dans sa tenue so sexy.
En discutant avec Bibi, elle admet que être érotique pour au final creuver de chaud, ça n'a pas grand intérêt.
Bibi se retourne alors avec ce même sourire en lui répondant "qui c'est qui t'as dit que t'étais érotique?"
Réponse "je t'emmerde!' (très érotique la répartie n'est ce pas?)
Et Bibi de rajouter "ben attends c'est vrai j'ai pas validé moi"
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Voilà comment Célib' s'est fait clouer le bec comme une vulgaire DLN, avant d'en rire de bon coeur avec ses autres collègues. Bon, si le niveau de discussion est toujours aussi élevé au travail, ça va m'en faire des sujets d'articles!