La révélation 2ème partie, merci mr le conseiller aksis
C'est donc début décembre que j'ai entamé mon BCA chez Aksis, un rdv hebdo pendant 6 semaines...
Aksis, cabinet conseil en communication et ressources humaines. Premier jour, une réunion collective avec les autres inscrits au BCA et notre conseiller consultant, Jean-Jacques.
Ce monsieur nous explique ce qu'est un BCA et en gros à qui il s'adresse: pour faire court, les gens qui savent plus quoi faire de leur vie. Je l'écoute parler (faut dire, il parle beaucoup, moi qui suis bavarde de nature, j'ai trouvé mon maître
), et je me dis, Waouhhhhhhhh ce type est génial, et son boulot est génial, je veux bien faire le même boulot tiens!
Il y a des personnes comme ça, très peu, on les voit bosser, et ils forcent notre admiration... comme une vague impression que leur boulot est fait sur mesure pour eux, qu'ils s'épanouissent carrément dans leur métier... ça rendrait envieux, pour un peu. J'en n'ai pas rencontré beaucoup des gens qui semblaient avoir vraiment trouvé leur vocation, un travail qui leur corresponde vraiment.
Le premier, c'était mon prof de français en 4ème, faudra que je ponde un article sur lui un de ses quatre, parce qu'il a vraiment changé ma vie. Et puis ensuite, mon conseiller ANPE, Kader, le médiateur que j'ai rencontré pendant mon BCA, et lui, Jean-Jacques, mon conseiller consultant Aksis.
Me voilà donc une bonne heure plus tard en entretien individuel avec lui, à lui expliquer mon parcours et pourquoi je suis là. Franchement, il y a des jours où ce BCA a été dur pour moi, parce que très vite j'ai eu comme un déclic. Et souvent en cherchant des métiers qui me plairaient, je me suis dit "Mais comment j'ai pu à ce point me planter dans mes choix d'orientation???". Au lieu de faire du social pur, j'aurais du faire de la com. Mais, pour répondre au commentaire de Flo, c'est trop tard pour reprendre un long cursus universitaire.
Jean Jacques me fit passer des tests de personnalité. Pour ceux qui adorent les test qcm des magazines genre "psychologies", c'est le pied! Et il s'est avéré que les résultats ont vraiment tapé dans le mille en ce qui me concerne.
Il en ressort que je ne suis pas du tout matheuse, mais très littéraire, très artistique aussi, portée sur des métiers de contact. J'ai besoin d'exercer un métier qui me permette d'être sur le devant de la scène, non pas que je sois prétentieuse, mais au contraire que le fait d'avoir un rôle important me permet d'avoir davantage confiance en moi. D'ailleurs, les tests disent aussi que j'ai du mal à accepter de ne pas faire l'unanimité (bon pour la carrière politique c'est râté). Et puis, il est aussi ressorti que j'ai vraiment des qualités remarquables pour gérer les conflits et tenter la médiation en cas de crise, autant dans ma vie personnelle que dans ma vie professionnelle. Je suis une femme ouverte qui accepte avec plaisir le débat, sans considérer pour autant que mes vérités sont universelles. Et aussi, j'ai besoin de responsabilités certes, mais pas sur le long terme, un travail qui ne soit pas trop routinier, dans lequel les objectifs puissent être rapidement atteints avant qu'on m'en propose de nouveaux, sans quoi je risquerais de baisser les bras. D'ailleurs, je cherche toujours le chemin le plus court pour être efficace (donc féniasse partisante du moindre effort -cqfd
).
Ce suivi m'a petit à petit permi de reprendre un peu confiance en moi, de me dire que j'ai vraiment des qualités pour avoir un emploi, et qui plus est un emploi qui me plaît. Six semaines de recherches, un peu dans tous les sens au départ, de réflexion avec mon conseiller bavard pour tenter d'élargir les horizons dans un premier temps, et de resserer les pistes ensuite en tentant de combiner tempéramment, intérêts, connaissances, compétences et réalité du marché.
Mon bilan vient de se terminer. Waouh, on se sent un peu seule d'un coup, il reste tellement à faire.
Un petit point sur les 3 pistes retenues...
Piste 3: Fliquette. Moi? L'uniforme? Bah pourquoi pas. Seulement voilà, dans mon cas ça serait plus la Police Nationale ou la Gendarmerie, et le problème, c'est que de toute évidence la formation ne se fait plus dans la région, et la première affectation sur Paris semble inévitable (boouuuuuuuuuuu
). Exil lointain et horaires à la con, c'est pas le meilleur plan pour une maman solo... En cours de réflexion
Piste 2: Conseiller d'insertion professionnelle. Autrement dit, le boulot de mon conseiller ANPE et celui... de Jean Jacques!!! Mes études sont un atout pour ce métier, qui me plairait vraiment. Hélas, pour le moment il y a peu de postes, et puis les boîtes exigent souvent une expérience (entre 1 et 4 ans). Ca c'est la question qui m'a toujours intrigué: comment on fait pour se faire une première expérience si toutes les boîtes demandent d'en avoir déjà? Enfin bon, surveillance accrue des petites annonces de rigueur, et stage à l'ANPE vivement souhaité, en faisant le forcing après pour qu'ils me gardent![]()
Piste n 1: Celle qui correspond sans doute le plus à mon goût prononcé pour la gestion des conflits: médiateur social, ou médiateur de rue. Ce serait pout moi un boulot sur mesure avec ma personalité. En plus, c'est un métier récent donc par le bouche à oreille il y a moyen de trouver, et de passer ensuite un concours pour être titularisé. C'est le salaire le moins élevé, et vous savez quoi? Je m'en fous! Ca sera toujours mieux que le rmi et le jugement que certains portent sur ses bénéficiaires... et puis niveau horaires, c'est largement accomodable avec une vie de maman solo. Me manque encore les outils de la médiation, indispensables pour être à l'aise: une petite formation s'impose, la difficulté va maintenant résider à en trouver une dans la région, qui soit prise en charge par l'ANPE, et puis sans doute un stage avec Kader à la mairie, ça serait un super bon début.
Pour la première fois depuis longtemps, peut-être même pour la première fois tout court, je me suis enfin mis à penser que NON, toutes les portes n'étaient pas fermées, que OUI mes diplômes ont une utilité, que OUI j'ai plein de ressources et je peux me risquer dans mes recherches sans me contenter de petits jobs où je ne me sens résolument pas à ma place.
Allors dans mon entourage on pourra bien me dire qu'un boulot c'est un boulot, que ça ne se refuse pas, je leur recommanderais vivement d'aller bosser aux pompes funébres si cela ne les attire pas! Parce que je me dis qu'on devrait toujours encourager les membres de sa famille, ses amis, à avoir confiance en eux et à faire confiance à leur instinct, et se battre pour réaliser leurs projets, plutôt que de leur mettre la pression l'air de dire que de toute façon ils ne pas capables d'y arriver et qu'il faut prendre le premier truc qu'on trouve (c'est pas ce qui m'a été dit mais c'est comme ça que je l'interprète... petite parenthèse d'une chieuse qui règle ses comptes
...).
Alors, vous qui n'êtes ni un ami, ni un membre de ma famille, Jean Jacques, faut que je vous le dise:
MERCI MONSIEUR LE CONSEILLER AKSIS de croire en moi et de m'avoir redonné confiance en l'avenir!!!! Sans vous, et l'ANPE, ça aurait pas été possible!