De l'indifférence au mépris
N'avez-vous jamais remarqué cette hypocrisie ambiante dans laquelle nous baignons?
Dans notre travail, dans notre vie familiale ou affective, dans nos relations amicales. Ca dégouline de "pour de faux" et de "pour faire mal".
On pourrait se demander d'où peut venir cette monstruosité humaine (parfois bien pire hélas, on le lit souvent dans les journaux). Le sadisme ferait-il partie de chacun d'entre nous? C'est ce que semblait penser Freud en tout cas.
Naît-on vierge de tout sens à nos intentions? Difficile à dire.
Ce qui est avéré en revanche, c'est que notre histoire nous enseigne nos orientations et la manière dont nous les percevons, nous amenant à définir de chaque chose: c'est bien, c'est mal.
On peut tous se montrer blessant, ou hypocrite. Et souvent on remarque que lorsqu'on le fait, c'est parce qu'on souffre. Les êtres les plus vils sont souvent ceux qui souffrent le plus.
Enfin sans en arriver là, il arrive que l'on en vienne à se montrer disons... mesquins. Lorsque nous sommes blessés et en colère.
Et puis aussi, on met facilement des étiquettes sur les gens. Quand je parle d'étiquette, je ne veux pas dire jurer que "tous les hommes sont des enfoirés" ou "toutes les femmes sont des garces" sur un ton ironique et désabusé parce que l'autre sexe a souvent eu le don de nous rendre chèvre. Je parle de porter un jugement négatif sur une personne en la connaissant à peine, voir pas du tout. Pourquoi? Parce que le système de valeurs de l'autre est différent du notre, et qu'il peut nous sembler "faux", ou inaccessible à notre perception...
Enfin, on a aussi parfois tendance à trop tenir compte de l'avis de Pierre Paul Jacques pour se forger une opinion sur une personne, et choisir alors de lui ouvrir les bras ou lui tourner le dos sans même lui expliquer pourquoi.
Ca ne vous ai jamais arrivé, de vous retrouver au coeur des médisances de soit disant amis ou collègues? De voir des personnes avec qui vous vous entendiez bien se "volatiliser" de votre vie, sans préavis, sans même une explication? De voir un ami vous lâcher suite à une dispute avec un ami commun, comme si l'autre avait fait un choix là où il n'y avait pas à en faire?
L'être humain est une drôle de bête quand même... Comme si blesser l'autre était parfois la seule façon de se protéger.
J'ai longtemps vécu dans cette peur de la bêtise humaine. Souvent pleuré face aux murs dressés brusquement. Souvent souffert de voir s'éloigner des gens que j'appréciais, ou de sentir que je ne parvenais pas à être appréciée de tout le monde. Toujours ce foutu besoin de reconnaissance.
Il y a quelques temps une amie m'a dit quelque chose. "La déception ne vient jamais des autres. Elle n'est que le reflet de nos erreurs de jugement". J'ai toujours senti que les personnes qui tenaient à moi étaient importantes. Mais j'ai toujours pensé que les personnes qui ne tenaient pas à moi l'étaient aussi. Là est mon erreur de jugement.
Les personnes qui ne nous aiment pas ne devraient même pas mériter notre incompréhension.
Comment alors parvenir à se détacher de ce degré de mesquinerie... J'ai trouvé, j'ai comprit, ce matin.
Une autre amie m'a fait remarquer ce matin que concernant les personnes qui ont déserté ma vie (ou tout autre lieu où elle s'exprime), cela est plus dérangeant pour elles que pour moi.
Ce n'est pas très compliqué en fait, on les oublie comme ils nous oublient, on les raye de notre carte comme ils nous ont rayé de la leur.
Et mine de rien, on a l'esprit bien plus léger lorsqu'on se rend compte qu'ils n'en valaient vraiment pas la peine. Car j'aime les gens pour ce qu'ils sont, et si il ne sont pas capables d'en faire autant, il ne méritent même pas que je m'attarde sur eux.
La plus belle victoire pour avoir confiance en soi, c'est celle-là, l'indifférence au mépris.
Dépenser l'énergie, c'est exactement ça. J'ai dépensé trop d'énergie à tenter de faire plaisir aus gens que je croyais intéressants... et là ça y est, le déclic est amorcé, plus besoin des empêcheurs de tourner en rond pour me sentir exister ;)
Je ne veux pas souffrir deviendra : je veux être joyeuse
Je ne l'aime pas deviendra: Je souhaite avoir le ressenti d'être aimée par celui que j'aimerai.
Tout le reste n'est que littérature mais quand on aime écrire, c'est gratifiant.
Amicalement