L'appât du gain
Au réveillon de la nouvelle année, un grand débat s'est amorcé entre mon "beau papa" (le mari de ma mère, non non vous n'avez rien râté je ne me suis pas casée lol) et moi, dans lequel il a semblé que j'avais forcément tort.
voilà mon propos:
Entre un boulot qui me passionne et qui n'est pas trop bien payé et un boulot que je n'aimerais vraiment pas et qui serait mieux payé, je prendrais le boulot qui me plaît. Car pour moi, aimer ce que l'on fait est plus important que le bénéfice financier qu'on en retire.
cette opinion a semble-t-il choqué tout le monde, parce qu'il est impossible de payer un loyer, des factures, les courses, et vivre avec un enfant quand on a que le smic ( cette référence vient du fait que j'ai dit que le minimum c'était le smic, et que cela ne me dérangeait pas). Pascal (le beau papa...) est soudeur. Il a suivit une formation en informatique, a travaillé un temps dans ce secteur (c'est un pc addict), mais est revenu, à contre coeur, à la soudure, pour être mieux payé. Dans un sens je comprends l'argument, d'autant qu'un couple bi parental qui cumule 2 temps complets n'a pas droit à énormément d'aides. Enfin ceci dit, c'est un peu différent quand on est maman solo, et après moulte calculs, c'est souvent plus intéressant de travailler à mi temps ou à 3/4 temps qu'à temps complet (avec tous les frais, d'essence, de garde... que ça occasionne). en plus, on est mieux aidé niveau APL...
On me répondra sans doute que je me fais assister par la société, je ne suis pas d'accord. Je ne souhaite pas lancer de débat politique ici (sinon j'aurais fait un blog politique), mais l'idée de "travailler plus pour gagner plus", ça ne veut pas dire qu'on est obligé de travailler plus. L'idée, c'est qu'au contraire le temps de travail de chaque individu ne doit pas rester figé, et que selon les événements qui jalonnent sa vie d'homme ou de femme, il est en droit d'adapter son temps de travail à ses besoins, financiers et familiaux. Quand on a 20 ans, qu'on est seul et sans enfant, on peut aisément travailler plus, pour gagner plus, tout en profitant de sa jeunesse une fois que le travail est finit. on récupère mieux d'une fiesta à 20 ans qu'à 30 (ou même 26 lol). L'installation en couple est similaire, c'est là une belle occasion de pouvoir accéder plus facilement au logement, et même à la propriété, les lois vont dans ce sens (pas la crise économique, je vous l'accorde). Lorsqu'on devient parent, n'est-il pas légitime de souhaiter voir grandir ses enfants, leur consacrer d'avantage de temps? Dans les pays nordiques, le congès parental est bien mieux formulé que chez nous, et les mères ont même droit à un congé lorsqu'elles souhaitent allaiter. Et puis quand les enfants grandissent un peu, gagnent en autonomie, on peut tout à fait travailler plus... jusqu'à un certain âge ou on peut peut-être envisager de travailler un peu moins sans pour autant prendre sa retraite.
Je sens que je risque d'en faire hurler certains à raconter tout ça, mais je le dis et le répète, je ne souhaite pas ici de débat politique, j'essaie simplement d'expliquer qu'idéalement, le temps de travail, et le choix du travail, sont une histoire de convictions personnelles, et de contexte aussi.
Bref, je ne me choque pas qu'une personne puisse faire un travail qu'elle n'aime pas mais qui paye bien. Je me choque que parmi elles certaines puissent considérer que choisir un métier avant tout pour l'épanouissement qu'il procure est une preuve d'inconscience, d'immaturité ou de stupidité.
Il y a quelques jours je me suis achetée le magazine "psychologies", car il y est question ce mois ci de "trouver sa voie" (tiens! c'est pour moi ça!)
J'y ai réalisé un petit test qui est censé définir le profil émotionnel.
question 9: "les motivations qui vous ont poussé à choisir votre métier sont plutôt:
a. pour épater mes parents ou faire comme eux
b. pour faire ce que j'aime et m'épanouir
c. financière ou pour la stabilité de l'emploi
vous avez deviné ma réponse...
la réponse "a" correspond à une quête de sécurité
la réponse "b" correspond à une quête d'identité
la réponse "c" correspond à une quête de sens
On voit bien qu'il n'y a pas de bonne ou de mauvaise réponse, juste une question de personnalité.
Je veux un emploi qui me permette avant tout de me sentir bien, de m'épanouir, de faire ce que j'aime, et je ne conçois pas de faire un travail qui me déprime ou que je déteste juste pour gagner plus d'argent, en quoi cette idée est-elle ridicule???
Bien sûr, l'idéal étant de trouver un travail qui nous plaise, dans lequel on s'épanouisse, et qui nous offre la sécurité de l'emploi, des avantages intéressants et un bon salaire, et de tenter de s'approcher de cet idéal en modérant ses attentes
Mais soyons honnêtes, le travail parfait, c'est comme le mec parfait, ça n'existe pas. Et pour ma part, si j'aime mon statut de célibattante, j'aimerais éviter de devenir une chômeuse battante...
voilà mon propos:
Entre un boulot qui me passionne et qui n'est pas trop bien payé et un boulot que je n'aimerais vraiment pas et qui serait mieux payé, je prendrais le boulot qui me plaît. Car pour moi, aimer ce que l'on fait est plus important que le bénéfice financier qu'on en retire.
cette opinion a semble-t-il choqué tout le monde, parce qu'il est impossible de payer un loyer, des factures, les courses, et vivre avec un enfant quand on a que le smic ( cette référence vient du fait que j'ai dit que le minimum c'était le smic, et que cela ne me dérangeait pas). Pascal (le beau papa...) est soudeur. Il a suivit une formation en informatique, a travaillé un temps dans ce secteur (c'est un pc addict), mais est revenu, à contre coeur, à la soudure, pour être mieux payé. Dans un sens je comprends l'argument, d'autant qu'un couple bi parental qui cumule 2 temps complets n'a pas droit à énormément d'aides. Enfin ceci dit, c'est un peu différent quand on est maman solo, et après moulte calculs, c'est souvent plus intéressant de travailler à mi temps ou à 3/4 temps qu'à temps complet (avec tous les frais, d'essence, de garde... que ça occasionne). en plus, on est mieux aidé niveau APL...
On me répondra sans doute que je me fais assister par la société, je ne suis pas d'accord. Je ne souhaite pas lancer de débat politique ici (sinon j'aurais fait un blog politique), mais l'idée de "travailler plus pour gagner plus", ça ne veut pas dire qu'on est obligé de travailler plus. L'idée, c'est qu'au contraire le temps de travail de chaque individu ne doit pas rester figé, et que selon les événements qui jalonnent sa vie d'homme ou de femme, il est en droit d'adapter son temps de travail à ses besoins, financiers et familiaux. Quand on a 20 ans, qu'on est seul et sans enfant, on peut aisément travailler plus, pour gagner plus, tout en profitant de sa jeunesse une fois que le travail est finit. on récupère mieux d'une fiesta à 20 ans qu'à 30 (ou même 26 lol). L'installation en couple est similaire, c'est là une belle occasion de pouvoir accéder plus facilement au logement, et même à la propriété, les lois vont dans ce sens (pas la crise économique, je vous l'accorde). Lorsqu'on devient parent, n'est-il pas légitime de souhaiter voir grandir ses enfants, leur consacrer d'avantage de temps? Dans les pays nordiques, le congès parental est bien mieux formulé que chez nous, et les mères ont même droit à un congé lorsqu'elles souhaitent allaiter. Et puis quand les enfants grandissent un peu, gagnent en autonomie, on peut tout à fait travailler plus... jusqu'à un certain âge ou on peut peut-être envisager de travailler un peu moins sans pour autant prendre sa retraite.
Je sens que je risque d'en faire hurler certains à raconter tout ça, mais je le dis et le répète, je ne souhaite pas ici de débat politique, j'essaie simplement d'expliquer qu'idéalement, le temps de travail, et le choix du travail, sont une histoire de convictions personnelles, et de contexte aussi.
Bref, je ne me choque pas qu'une personne puisse faire un travail qu'elle n'aime pas mais qui paye bien. Je me choque que parmi elles certaines puissent considérer que choisir un métier avant tout pour l'épanouissement qu'il procure est une preuve d'inconscience, d'immaturité ou de stupidité.
Il y a quelques jours je me suis achetée le magazine "psychologies", car il y est question ce mois ci de "trouver sa voie" (tiens! c'est pour moi ça!)
J'y ai réalisé un petit test qui est censé définir le profil émotionnel.
question 9: "les motivations qui vous ont poussé à choisir votre métier sont plutôt:
a. pour épater mes parents ou faire comme eux
b. pour faire ce que j'aime et m'épanouir
c. financière ou pour la stabilité de l'emploi
vous avez deviné ma réponse...
la réponse "a" correspond à une quête de sécurité
la réponse "b" correspond à une quête d'identité
la réponse "c" correspond à une quête de sens
On voit bien qu'il n'y a pas de bonne ou de mauvaise réponse, juste une question de personnalité.
Je veux un emploi qui me permette avant tout de me sentir bien, de m'épanouir, de faire ce que j'aime, et je ne conçois pas de faire un travail qui me déprime ou que je déteste juste pour gagner plus d'argent, en quoi cette idée est-elle ridicule???
Bien sûr, l'idéal étant de trouver un travail qui nous plaise, dans lequel on s'épanouisse, et qui nous offre la sécurité de l'emploi, des avantages intéressants et un bon salaire, et de tenter de s'approcher de cet idéal en modérant ses attentes
Mais soyons honnêtes, le travail parfait, c'est comme le mec parfait, ça n'existe pas. Et pour ma part, si j'aime mon statut de célibattante, j'aimerais éviter de devenir une chômeuse battante...
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