La petite phrase qui tue...
Non seulement la caf s'est plantée en croyant que j'étais radiée des assedic et en ne me versant pas mon RMI(génial! 80 euros pour tenir le mois!!!)
Non seulement ma voiture est en panne et je vise une offre d'emploi géniale pour laquelle un véhicule est indispensable
Mais en plus, Lise aujourd'hui a sorti la petite phrase qui tue...
Cet après midi j'ai accompagné la classe de ma fille en sortie dans une résidence pour personnes âgées pour manger de la galette et leur souhaiter bonne année (très à la mode l'inter générationnel...). De retour à 16h30 dans la classe j'attends que les autres enfants sortent rejoindre les "papas/mamans" pour que l'instit, que je connais bien pour avoir été en stage avec elle, me file son msn pour échanger les photos.
Lise me presse, manifestement impatiente de sortir. ben pourtant je suis pas dehors à l'attendre pour une fois, je suis dans la classe avec elle lol. et là, elle me demande "Maman, est-ce que mon papa à moi aussi il est dehors et il m'attends?"
GLOUPSSSSSSSSS, ça, c'est LA question qui tue. Que pouvais-je bien répondre à ça? à part un "non ma puce, tu sais bien que c'est impossible" bien maladroit je l'avoue...puisque selon ma fille, 'il y a des papas dehors", donc son papa, "il est là aussi, tu vas voir maman"
Que dire à un enfant de 3 ans qui demande où est son papa et pourquoi il n'est pas là?
une personne m'a un jour recommandé de lui mentir et lui dire qu'il était mort, mais je m'y refuse, le mensonge ne peut pas être la solution, et toute vérité se sait un jour... rien n'est plus destructeur qu'un secret de famille. Enfin, le mensonge est une réaction normale pour un menteur pathologique, sans doute (la personne en question= le crétin mythomane et pervers narcissique, vous avez deviné)
"ton père est un pauvre con qui n'assumait pas sa double vie et a préféré nier notre existence pour oser se regarder dans la glace tous les matins"... Ben non, évidemment je peux pas lui dire ça. Dire les choses comme elles sont, ne pas en dire trop, ne pas anticiper les questions, les accueillir en essayant de ne pas y mettre sa propre interprétation, et les rancoeurs qui l'accompagnent... voilà les conseils de psy
"Lise, ton papa et ta maman étaient très amoureux, mais ton papa vivait déjà dans une autre maison avec une autre maman et d'autres enfants. Ils n'ont jamais su que ton papa et moi on était amoureux, et si ils l'avaient su ça aurait rendu beaucoup de gens malheureux, alors ton papa est parti, et je ne pense pas qu'il reviendra un jour, je ne sais pas où il est. Je comprends que tu sois triste, c'est normal, et tu peux m'en parler quand tu veux, ou à d'autres, comme tes parrains. Je peux te parler de lui, te raconter des petites choses sur lui, mais je ne peux pas le faire revenir. Ils y a des enfants qui vivent avec leur papa et leur maman, des enfants qui vivent seuls avec leur maman ou leur papa et voient l'autre parent de temps en temps, ou plus souvent, et des enfants qui ne connaissent qu'un parent, comme toi. Il y a des enfants qui ne savent rien du parent qui n'est pas là, et ça c'est encore plus triste. Toi tu peux poser toutes les questions que tu veux, et je ferais de mon mieux pour y répondre, et tu as la chance d'avoir une très grande famille qui t'aime, deux parrains formidables et des amis qui seront toujours là pour nous deux".
Voilà à peu près le discours que je tiens à ma fille, et cette mise en mots était déjà là à son plus jeune âge. Enfin en attendant, si elle pouvait le voir de temps en temps, si elle pouvait tout au moins le joindre d'une façon ou d'une autre lorsqu'elle sera plus grande pour lui poser des questions auxquelles je n'ai que partie de réponse, ça serait tout de même plus simple, pour elle, pour moi aussi.
Voir son enfant patir de l'absence de l'autre, cela renvoie parfois à un sentiment de culpabilité: "je n'ai pas su le faire rester, si ce n'est pour moi, mais surtout pour notre fille".
Mais si il est son père, si la moitié de son patrimoine génétique vient de lui, si la moitié de ses origines font d'elle une très jolie petite métisse, il n'est à mes yeux qu'une MOITIE D'HOMME, et un imbécile d'avoir tourné le dos, sinon à la formidable nana (chiante) que je suis, surtout à cette petite merveille qu'est l'enfant née de notre histoire.
Face à la lacheté de certains hommes, comment s'étonner encore qu'autant de femmes se la jouent blasées et parviennent à s'épanouir dans le célibat quand tant de discours nous valorisent les bienfaits d'être deux?
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Commentaires
Quand on ne sait pas de quoi on parle on se tait! Si mes propos te dérangent rien ne t'oblige le déplacement et la lecture. Je considère ton propos comme un réel irrespect de mon histoire, de mon rôle de mère, et surtout de ma fille. L'histoire de "baise" comme tu dis, elle a duré 3 ans. Et quand un homme affirme que pour en avoir aimé une autre durant son mariage le Coran dit qu'il ira en enfer, je demande ce que dis le Coran quand un homme souhaite que sa maîtresse avorte et quand il n'assume pas ses responsabilités au bout de 2 ans si elle a refusé! A ce que je sache, j'était pas toute seule pour faire un enfant, et il le savais qu'aucune contraception n'est garantie à 100%.
Quand un homme s'en va, il y a toujours des responsabilités des 2 côtés, mais quand un homme refuse à son enfant le droit de savoir qui est son père, cela n'a rien à voir avec la responsabilité de la femme, surtout quand elle a toujours tout fait pour arranger ses bidons, le couvrir, et lui permettre de voir sa fille en toute discrétion. Tu interpète les faits comme ils t'arrangent et tu te permets de tirer des conclusions attives sans avoir toutes les clés en main. Ah et puis tiens, j'oubliais, lorsqu'il avait 20 ans il avait aussi coupé les ponts avec une jeune fille après avoir apprit qu'elle était enceinte. Quand on a 50 balais je pense qu'on est assez grand pour assumer ses responsabilités non?
Sur ce je te laisse devant m'en retourner à mes histoires de "baise"! bonne soirée
Chaque histoire est différente. En ce qui me concerne, au début c'était un jeu de séduction, disons qu'on avait tous les deux besoin de se rassurer pour différentes raisons. Mais on est tombés dans le piège à pieds joints! on est vraiment tombé amoureux. On a eu une séparation quand il s'est fait choper par sa femme. Je suis tombée en dépression et dans un début d'anorexie... -17kg en 2 mois! Et puis on s'est retrouvés... On a toujours su qu'un jour on devrait arrêter, et on se disait que ce jour là on essayerait d'être des amis. Il ne pouvait pas tout remettre en question même si il m'aimais, le poids de la famille, de la culture, de la religion... et si ça se savait j'y risquait clairement de finir à l'hosto! Jamais je ne lui ai demandé de quitter sa femme. Jamais je ne lui ai fait du chantage comme certaines,en le menacant de tout dire. Et encore à ce jour, jamais je ne suis allée frapper à sa porte pour trouver sa femme. Longtemps j'ai vécu avec le poids de la culpabilité vis à vis d'elle. Un jour j'ai décidé de ne plus me sentir coupable
Dans mon entourage personne n'a jamais comprit, on me croyait naive. Alors qu'en fait je ne l'était pas, mais je l'aimais et ça ne se commandait pas. Et puis Lisa est née, et la distance, l'absence, l'impossibilité de construire ensemble ont fait que notre amour s'est un peu éttouffé de lui-même, comme un feu au petit matin. Et puis je l'aimais plus que tout, mais quand je suis devenue mère, l'amour a prit pour moi une autre dimension, il n'était plus "prioritaire". On a gardé une relation pleine de tendresse. Au fond de moi il aura toujours une place dans mon coeur parce que je l'ai aimé, et que de cette histoire est née ma fille. Ainsi il ne m'apportait plus rien à moi, mais voilà, nous étions en bons termes et pour lui et surtoutr pour Lisa je pensais qu'il était bon de garder un lien, aussi fragile fut-il.
Quand il a décidé de couper les ponts donc je ne l'aimais plus, plus comme on aime vraiment en tout cas. Je lui ai encore trouvé des excuses en me disant que c'était pas simple pour lui, ce qui est vrai en même temps. Autour de moi on m'a dit que c'était un salaud, que je devrais aller trouver sa femme, ou faire intervenir la justice pour reconnaître sa paternité et qu'il m'aide financièrement. Mais ce n'est pas cela que je voulais, je voulais juste qu'il puisse répondre à lisa un jour, quand elle aura des questions pour lui... Alors avec le temps, j'ai arrêté de lui trouver des excuses. Ce n'était pas un salaud, mais c'est un lâche, c'est évident...
Ton seul tort dans l histoire c est de t être entiché du mauvais numéro Ben ça en même temps c'est pas une nouveauté!!! mdr
Chaque personne croisée sur notre route, chaque histoire a une influence sur nos vies, sur nos choix, sur qui nous sommes et sur qui nous deviendront, c'est ça le positif dans toute chose... on s'adapte, et puis on grandit ;)
eh oui, célibattante noctambule et insomniaque lol
Je sais être une véritable chieuse, et le dire ne revient pas à m'auto flageller, simplment je sais avec humour reconnaître mes défauts... Nous en avons tous, non???
De plus je manque encore un peu de confiance en moi, comme bcp de gens tout simplement...
Je ne comprends pas trop le sens de la dernière phrase... "nous ne VOUS faisons plus confiance" On se connaît? Ou alors cette réflexion s'adresse aux femmes en général?
Il y a du bon et du mauvais partout, et je pense sincèrement que certaines femmes peuvent être perfides et même cruelles avec les hommes, et ça me révulse autant que les enfoirés affectifs... Or, ici il était davantage question de la place d'un enfant dans le monde. Je m'excuse mais je ne vois pas en quoi le fait de ne pas assumer les conséquences de ses actes a avoir avec le fait que les hommes n'aient plus confiance aux femmes... Se sauver dans la nature et faire comme si l'enfant dont on est le père n'existait pas, si Monsieur Henry Pym, j'appelle cela de la lâcheté!